Cuba : François Hollande et Fidel Castro, les coulisses d'une rencontre historique

le , mis à jour à 11:54
2
Cuba : François Hollande et Fidel Castro, les coulisses d'une rencontre historique
Cuba : François Hollande et Fidel Castro, les coulisses d'une rencontre historique

Il plane Francois Hollande. Content de lui après avoir dans la seule journée de lundi réussi un coup double diplomatique: rencontre surprise avec Fidel Castro l'après-midi et poignée de mains historique avec le vrai maître de Cuba, Raul Castro, le soir au Palais de la Révolution à la Havane.

Le tout sur le sol cubain: jamais avant lui un président n'avait réussi le doublé. Fier au point, lundi soir, de s'offrir une petite balade dans la vieille ville...

Et pourtant, tout aurait pu capoter. Depuis plusieurs jours, l'Elysée n'était sûr de rien sur l'éventualité d'une rencontre compte tenu de l'état de santé fragile du «Lider Maximo». «On ne saura qu'au dernier moment», répétaient en boucle ses conseillers. Suspens donc jusqu'à lundi. Les minutes passent, les rendez vous s'enchaînent et toujours pas de nouvelle du vieux leader âge de 89 ans.

VIDEO. Cuba : Hollande rencontre Raul et Fidel Castro

Problème d'articulation au programme des discussions

«C'est Fidel qui décide, le matin même et en fonction de son état de forme», explique André Chassaigne, le président communiste du groupe d'amitié France Cuba à l'Assemblée nationale qui a ses entrées dans le régime. Finalement, Jacques Audibert le conseiller diplomatique de Hollande est averti vers 10h par le protocole cubain: rendez-vous 15 heures (21 heures en France), à la résidence de Fidel mais pas un mot avant «sinon ça ne se fera pas»... Le communiqué de l'Elysée ne tombera que quinze minutes seulement avant le rendez-vous.

À son arrivée dans sa maison-villa de la Havane, le président est notamment accueilli par la femme de Castro et deux de ses fils. Scène étonnante, Fidel en haut de survêtement bleu, confie à son hôte... ses problèmes d'articulation et ses douleurs à l'épaule. Peu de politique au menu, pas de diatribe non plus contre l'ennemi juré américain car, selon Hollande, «il ne veut pas être un pouvoir» alors qu'il a ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco le mardi 12 mai 2015 à 13:45

    Il a loupé un moment d'histoire avec Poutine.

  • g.dupuy le mardi 12 mai 2015 à 12:35

    Il est allé donner des leçons de démocratie à l autre coco?