Cuba, amère, se raccroche à son passé

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Cinquante ans après la baie des Cochons, le processus de réformes économiques déçoit la population.

«Victoire du socialisme. 50e anniversaire de Giron [Playa Giron, la baie des Cochons]». Les vitrines des magasins de La Havane sont couvertes d'affiches montrant un Fidel Castro volontaire, portant béret, le doigt pointé vers le ciel, lors de l'invasion de la baie des Cochons. Si, depuis quelques semaines, les autorités exhument les vieux slogans, l'hommage au socialisme dans les rues de la capitale se limite le plus souvent à une phrase sèche : «Nous saluons le sixième congrès du parti.» Les Havanais, eux, s'en moquent.

Voici un ancien diplomate cubain près de son automobile Moskvitch. «Ce congrès ne changera rien. Après lui, on célébrera le 1er mai et toutes les autres fêtes, comme on le fait de la même façon depuis cinquante ans. Les cadres du parti sont tous vieux. Il n'y a pas de jeunes pour prendre la relève. Lorsqu'il y a des avantages à distribuer, ils sont immédiatement dévolus à l'armée», déplore-t-il.

Marasme économique

La tenue du VIe cong

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