Cuba a libéré la totalité des 53 détenus politiques-USA

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(Actualisé avec publication de la liste, noms) par Matt Spetalnick et David Adams et Lesley Wroughton WASHINGTON/LA HAVANE, 12 janvier (Reuters) - Les autorités cubaines, suivant la promesse faite à Washington dans le cadre de la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis, ont remis en liberté les 53 détenus emprisonnés qu'elles avaient promis de libérer, ont déclaré lundi les Etats-Unis. Levant le secret entourant ces dissidents, l'administration du président Barack Obama a communiqué aux dirigeants du Congrès la liste des détenus élargis. Au vu d'une copie de cette liste obtenue par Reuters, plusieurs membres d'organisations dissidentes comme l'Union patriotique de Cuba (Unpacu) et les "Dames en blanc" sont au nombre des détenus libérés. Selon Elizardo Sanchez, président de la Commission cubaine des droits de l'homme et de la réconciliation nationale (organisation dissidente), 17 des personnes sur la liste avaient déjà été libérés par les autorités cubaines avant l'annonce à la mi-décembre de l'accord avec Washington. L'une d'entre elles, Juliet Michelena Diaz, membre du Réseau cubain de communication communautaire, a recouvré la liberté en novembre. Trois autres - Sonia Garro, membre des "Dames en blanc", son mari Ramon Munoz et leur voisin Eugenio Hernandez, ont été remises en liberté le 9 décembre. Sur la liste figurent les noms de détenus qualifiés par Amnesty international de "prisonniers de conscience" comme les frères Bianco Vargas Martin et Diango Vargas Martin, membres de l'organisation d'opposition Union patriotique de Cuba, qui avaient été arrêtés en 2012 et condamnés à des peines de quatre ans de détention pour atteinte à l'ordre public. D'AUTRES OPPOSANTS TOUJOURS EN PRISON Figurent aussi sur la liste Haydee Gallardo et son mari, Angel Figueredo. Haydee Gallardo, qui est membre des "Dames en blanc", avait été arrêtée ainsi que son conjoint l'an dernier après avoir scandé des slogans contre le gouvernement lors d'un rassemblement. Des voix se sont élevées à Washington pour appeler l'administration Obama à faire davantage pression sur le régime castriste, accusé de ne pas respecter suffisamment les droits de l'homme, avant d'engager une normalisation des relations et un assouplissement des sanctions économiques contre l'île. Selon un responsable, Washington pourrait effectivement insister auprès de La Havane pour obtenir la libération d'autres détenus que les Etats-Unis considèrent également comme des prisonniers politiques. José Daniel Ferrer, dirigeant de l'Unpacu, la plus importante organisation dissidente cubaine, a indiqué à Reuters à La Havane qu'une dizaine de militants de l'opposition se trouvaient toujours derrière les barreaux. Le 17 décembre, Barack Obama et Raul Castro ont annoncé lors de déclarations simultanées qu'ils entendaient engager leurs pays respectifs sur le chemin d'un rapprochement après plus d'un demi-siècle d'hostilités. C'est le gouvernement cubain qui a informé les autorités américaines au cours du week-end que les dernières personnes figurant sur la liste des détenus politiques avaient été libérées. L'antenne, qui représente les intérêts américains à La Havane et gère les questions consulaires, a confirmé ensuite l'information. (Matt Spetalnick, David Adams et Lesley Wroughton; Pierre Sérisier et Eric Faye pour le service français)

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