Cuadrado, le " Rasta pocket "

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Cuadrado, le " Rasta pocket "
Cuadrado, le " Rasta pocket "
Si la Colombie est aujourd'hui en quarts de finale du Mondial brésilien, elle le doit en grand partie à James Rodriguez. Mais également à Juan Guillermo Cuadrado. Le meilleur passeur de la compétition est un joueur atypique.

Dreadlocks au vent, Juan Guillermo Cuadrado fait plus penser à un chanteur de reggae qu'à un dynamiteur de défense. Le « Rasta » de la Colombie est pourtant en pleine représentation depuis le début du Mondial et il n'a cessé d'allumer des mèches dans les défenses adverses. Au point de devenir le meilleur passeur de la compétition avec quatre offrandes distillées, égalant au passage les records de Juan Riquelme, Francesco Totti, Michael Ballack et Aljosa Asanovic. Une sacrée référence. Si on n'attendait pas le milieu offensif de la Fiorentina à pareille fête, on savait le joueur capable d'offrir un festin de dribbles et de provocations en tous genres. Pour le moment, c'est une réussite totale. Et son impact sur les résultats de la Colombie n'a jamais été aussi déterminant. Dans son rôle de finisseur, en l'absence de Radamel Falcao, c'est James Rodriguez qui en profite. Ce dernier est d'ailleurs un exemple pour Juan Guillermo Cuadrado. « C'est un grand joueur. Un phénomène, a-t-il confié au journal colombien El Tiempo. Il apporte beaucoup à l'équipe avec son style de jeu et il est très bien entouré parce que nous sommes une équipe unie. Si vous lui donnez la tranquillité d'esprit et la confiance dont il a besoin, c'est ce type de joueur qui peut vous faire aller loin, très loin. »

Un problème de croissance comme Messi

Plus loin que les quarts de finale du Mondial ? La réponse sera donnée face au Brésil. En attendant, Juan Guillermo Cuadrado justifie les espoirs placés en lui au sortir d'une saison accomplie avec la Viola. Il a pourtant pris son envol plus tard que bon nombre des meilleurs joueurs de ce Mondial. La faute à un problème de croissance qui lui fait manquer de centimètres et de kilos. Le syndrome Lionel Messi. Il faudra attendre ses 19 ans pour qu'il puisse enfin peser lourd sur la balance. Son destin va alors basculer. L'Independiente Medellin d'abord puis le grand saut vers l'Europe ensuite. Et c'est en Serie A qu'il va faire parler de lui. L'Udinese mise sur lui en 2009 mais le prête successivement à Lecce (il sera élu meilleur joueur en 2011-12 malgré la relégation du club) et à la Fiorentina. C'est au sein de cette dernière, qui le recrute moyennant cinq millions d'euros, qu'il va s'éclater. Seize buts inscrits lors de la saison 2013-14 et un talent fou. Classé dans la catégorie des feux follets, le joueur de 26 ans est depuis très courtisé. Son Mondial devrait encore aguicher les prétendants. La Juventus Turin et le FC Barcelone sont prêts à faire une offre. Pour le moment, c'est avec sa sélection qu'il concentre ses énergies.

Sa polyvalence est son meilleur atout

Et contrairement à ses prestations en club, Juan Guillermo Cuadrado a rapidement été adopté en sélection. Il a d'ailleurs marqué lors de sa première avec le maillot colombien, contre le Venezuela en septembre 2010. Il évoque également souvent un souvenir impérissable pour lui : un but inscrit face au Brésil lors d'un match amical à Miami en novembre 2012. Un exploit qu'il aimerait rééditer vendredi en quart de finale du Mondial pour un match d'un tout autre prestige. Son atout principal : sa polyvalence. José Pekerman, son sélectionneur, l'a tour à tour utilisé au poste de latéral droit et milieu offensif excentré. C'est à ce poste qu'il est devenu indispensable à la Colombie. En Italie, ses coéquipiers l'ont rapidement surnommé « La Vespa ». Sauf que le moteur de Cuadrado ne s'enraille jamais, lui. Et c'est bien à cause de cela que le Brésil devra avoir plus qu'un ½il sur le lieutenant de James Rodriguez.

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