Cruz remporte deux Etats et s'impose comme alternative à Trump

le , mis à jour à 05:38
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    * Cruz remporte le Kansas et le Maine coté républicain 
    * Trump gagne en Louisiane et dans le Kentucky 
    * Clinton l'emporte en Louisiane 
    * Sanders la devance dans le Kansas et le Nebraska 
    * Trump cible d'un tir de barrage des élites du Parti 
républicain 
 
 (Actualisé avec nouveaux résultats) 
    par John Whitesides et Amanda Becker 
    WASHINGTON, 6 mars (Reuters) - Ted Cruz, dauphin de Donald 
Trump dans la course à l'investiture républicaine pour la 
présidentielle de novembre aux Etats-Unis, lui a donné le change 
samedi en remportant les caucus du Kansas et du Maine, tandis 
que l'homme d'affaires new-yorkais s'imposait en Louisiane et 
dans le Kentucky. 
    Dans le camp démocrate, la favorite Hillary Clinton gagne  
en Louisiane, mais Bernie Sanders, son unique adversaire, 
résiste en prenant le Kansas et le Nebraska.  
    Quatre Etats étaient appelés à se prononcer samedi coté 
républicain (Kansas, Maine, Louisiane et Kentucky) et trois côté 
démocrate (Louisiane, Kansas et Nebraska).  
    Chez les conservateurs, où 155 délégués étaient en jeu, Cruz 
 en obtient 12 dans le Maine et 24 dans le Kansas, tandis que 
Trump en décroche neuf dans les deux cas.  
    Les deux autres candidats, Marco Rubio et John Kasich, sont 
partout distancés.  
    "Ce que nous avons vu dans le Kansas, c'est un véritable 
retournement de situation", a assuré Cruz, qui s'impose comme la 
meilleure alternative au bouillant magnat de l'immobilier. 
    Cible d'un tir de barrage de la direction du Parti 
républicain, dont le sénateur du Texas se présente comme le 
candidat légitime, Trump dispose encore d'une confortable 
avance.  
    Vainqueur mardi dans sept des 11 Etats en jeu lors du "Super 
Tuesday", il essuie depuis les critiques virulentes de 
l'establishment du parti qui fait une analyse simple: 
l'investiture de l'homme d'affaires conduirait à une victoire 
des démocrates lors de la présidentielle du 8 novembre. 
    Mitt Romney, qui portait les couleurs du Grand Old Party 
face à Barack Obama en 2012, est sorti de sa réserve cette 
semaine pour mettre en garde les électeurs républicains et les 
appeler à se détourner d'un Trump qu'il a qualifié d'imposteur. 
  
    Le sénateur de l'Arizona, John McCain, battu par Obama en 
2008, a renchéri en affirmant que ses positions en matière de 
politique étrangère étaient fantaisistes et dangereuses. 
    La direction du GOP, désarmée face au comportement de Trump, 
n'a pu que se désolidariser de ses propositions sur la 
construction d'un mur à la frontière avec le Mexique, sur 
l'expulsion de 11 millions de migrants sans papiers et sur 
l'interdiction du territoire américain aux musulmans. 
     
    "RETOURNEMENT DE SITUATION" 
    La mobilisation organisée cette semaine pourrait se révéler 
trop tardive pour l'empêcher de réussir son pari. Avant les 
scrutins de ce samedi, il disposait de 319 délégués sur les 
1.237 requis pour se voir désigner lors de la convention 
nationale de Cleveland, en juillet. 
    Tous les stratèges et conseillers du parti ont déjà les yeux 
rivés sur l'échéance du 15 mars, lorsque seront mis en jeu cinq 
Etats qui peuvent sceller un basculement majeur: la Floride, 
l'Illinois, l'Ohio, le Missouri et la Caroline du Nord. 
    Dans deux de ces cinq Etats -- la Floride et l'Ohio --, la 
règle est radicale puisque le candidat arrivé en tête rallie 
tous les délégués. L'enjeu y est à la fois mathématique (99 
délégués en Floride et 66 dans l'Ohio), mais également 
symbolique car ce sont les fiefs de Marco Rubio, sénateur du 
premier, et de John Kasich, gouverneur du second. 
    Intervenant samedi lors d'une conférence, Rubio a accusé les 
médias de faire le jeu de Trump. "Je suis ici depuis cinq 
minutes et deux des trois questions que vous m'avez posées 
portaient sur Donald Trump", s'est-il plaint. 
    Dans le camp démocrate, le suspense et la tension sont 
moindres puisque qu'Hillary Clinton, qui a elle aussi remporté 
le Super Tuesday, creuse tranquillement l'écart. 
    L'ancienne secrétaire d'Etat dispose d'une avance 
substantielle et la procédure du Parti démocrate lui est 
désormais favorable dans la mesure où l'attribution des délégués 
se fait à la proportionnelle. Bernie Sanders n'a toutefois pas 
l'intention de baisser les bras. "La dynamique est de notre côté 
(...) Notre campagne ne fait que commencer", dit-il dans un 
communiqué diffusé après sa double victoire du jour.  
    Au total, 109 délégués démocrates étaient en jeu samedi.   
     
    VOIR AUSSI 
    Le POINT sur les primaires:  ID:nL8N15G1ZD  
    Le TABLEAU des primaires:  ID:nL8N15O2QW    
 
 (Pierre Sérisier, Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief 
pour le service français) 
 
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