Cruz Azul : la lutte finale

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Cruz Azul : la lutte finale
Cruz Azul : la lutte finale

En demi-finale du Mondial des clubs, le Real Madrid affronte ce mardi les Mexicains de Cruz Azul. Découverte d'un club prospère qui a vu passer Mauro Camoranesi et César Delgado, mais qui est aussi un objet de moquerie national.

Le Mexique était prêt. Prêt à se payer à nouveau la tête de Cruz Azul, cette équipe qui enchaîne les saisons comme les désillusions. Mais, cette fois, le club de Mexico a fini par sauver ce qui lui reste de dignité en arrachant la prolongation face aux Western Sydney Wanderers, avant d'éliminer sous le déluge de Rabat les redoutables Australiens (3-1, a.p). En compagnie des Chivas, Pumas et de l'América, Cruz Azul est l'un des quatre grands historiques du football mexicain. Huit titres de champion au palmarès, la plupart remportés lors de l'âge d'or de la Maquina celeste - la machine céleste - mais aussi une belle collection de finales perdues. La série noire a débuté en 1999, avec une défaite lors de l'ultime étape du Torneo Invierno 1999 face à Pachuca. Depuis, les Cementeros ont perdu six autres finales, dont cinq entre 2008 et 2010 : trois finales de championnat du Mexique (Clausura 2008, Apertura 2008, Apertura 2009), et deux finales de Ligue des champions de la CONCACAF (2009 et 2010), la compétition qui donne accès au Mondial des clubs. Les voir échouer au moment de conclure est devenu l'un des running gags préférés des Mexicains.
Pognon, ciment et fausse joie
De Tijuana à Cancún, on se moque de Cruz Azul avec d'autant plus de jubilation que le club appartient à la caste des puissants. Financé avec générosité par la multinationale cimentière Cruz Azul, qui lui a donné son nom, le club lésine rarement à la dépense. D'excellents Sud-Américains ont ainsi œuvré sous le maillot à la croix bleue, tels l'ex-OL César Delgado ou le champion du monde 2006 Mauro Camoranesi. Plus récemment, c'est Achille Emana et l'international colombien Teófilo Gutiérrez qui y ont effectué une halte. Aujourd'hui, le club de Mexico peut compter sur les services des Argentins Mariano Pavone (ex-River), Mauro Formica et Christian "El Chaco" Giménez (ex-Boca), mais aussi sur ceux de l'international équatorien João Rojas, et d'une flopée d'internationaux mexicains, dont l'ancêtre Gerardo Torrado, vainqueur de la Coupe des confédérations 1999, ou Jesús Corona, le grand rival national de Memo Ochoa. L'ex-Colchonero Luis Amaranto Perea appartenait également au prospère effectif azulino, avant que le club ne le lâche la semaine dernière.





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