Cruijff et son admiration basque

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Pour beaucoup, la dream team de Johan Cruijff répond aux noms de Romário, Laudrup, Guardiola ou encore Stoichkov. Pourtant, la colonne vertébrale de ce grand Barça des nineties était basque. Pourquoi ? "Parce qu'ils étaient plus vaillants", mais pas que.

La langue et la poche de Johan Cruijff ne font jamais bon ménage. Adepte des punchlines et partisan du franc-parler, le Hollandais volant n'avait pu s'empêcher, en décembre dernier, de délivrer sa vision du régionalisme espagnol, à la sauce footballistique : "J'avais déjà trois joueurs basques et j'en ai recruté quatre de plus parce qu'ils étaient plus vaillants à l'époque que les joueurs catalans. Enfin, que certains joueurs catalans." À dire vrai, sa dream team, et le succès continental londonien qui l'a passé à la postérité, était composée au tiers par des joueurs issus du moule basque. Andoni Zubizarreta, Julio Salinas, Txiki Begiristain, José Mari Bakero ou encore Jon Andoni Goikoetxea formaient ainsi la colonne vertébrale de son Barça. Au nombre de huit, ces natifs du Pays basque ne sont plus du tout présents dans l'effectif blaugrana, car "aujourd'hui c'est différent, les Catalans sont tout aussi vaillants", dixit sa seigneurie Cruijff. À l'heure où FC Barcelone et Athletic Bilbao se retrouvent pour une énième finale de Coupe du Roi, retour sur l'apport des joueurs basques sous l'ère du Flaco.

Un recrutement estampillé Javier Clemente


Le "motin del Hesperia" reste, dans les mémoires blaugrana, comme le point d'inflexion du club. En 1988, alors en bisbille avec bon nombre de ses joueurs qui l'accusent de ne pas les payer, le président de l'époque, José Luis Nuñez, décide de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Tandis que Bernd Schuster et consorts exigent sa démission, le sulfureux big boss leur demande expressément de se casser. Luis Aragonés, alors à la tête de cette équipe, finit bon gré mal gré l'exercice, échappant au limogeage en cours de saison grâce au succès en Copa del Rey. Pour se refaire la cerise, Nuñez prépare l'arrivée de Javier Clemente, alors au summum avec son Athletic Bilbao. Avant même sa signature, l'entraîneur basque se creuse les méninges et affine une short list des potentielles recrues du mercato estival. Pas de chance, la nébuleuse du Camp Nou ne veut pas de l'ancien coach des Pericos sur son banc et provoque une volte-face du señor Nuñez. Poussé par son bras droit Nicolau Casaus, il opte alors pour un retour de Johan Cruijff à Barcelone et s'évite par là même une crise institutionnelle qui l'aurait contraint à la démission.



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