Cruel Portugal

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Cruel Portugal
Cruel Portugal

Le Portugal a mis fin au rêve de l'équipe de France en remportant la finale de l'Euro 2016 (1-0) grâce à un but d'Eder à la 108e minute de la prolongation. A domicile, malgré leur domination dans le jeu et la blessure précoce de Cristiano Ronaldo, les hommes de Didier Deschamps ne sont pas parvenus à faire la différence, et laissent la Selecçao remporter le premier titre de son Histoire.

France O-1 Portugal

But : Eder (108e) pour le Portugal

A chaque grande finale, c'est la même chose : l'apocalypse ou le panthéon. C'est ce qui fait que, quel que soit le niveau de jeu et de spectacle affiché, ces matchs prennent tous une dimension biblique ou mythologique. Cette finale de l'Euro 2016 ne fait pas exception à la règle. Avant même le début de la rencontre, les signes ne trompent pas. Le Stade de France est envahi de milliers de papillons de nuit. Dans le ciel, à travers le toit de l'enceinte, des dizaines d'oiseaux tournent en rond en attendant le moment propice pour partir en piqué et s'offrir un festin. La première des dix plaies de Saint-Denis. Mais qui va être frappé par le courroux divin ? Avant une grande finale, il n'y a jamais de signe annonciateur permettant de deviner laquelle des deux équipes va s'enfoncer dans les ténèbres et laquelle va atteindre la lumière.

Cristiano Ronaldo, roi viking


Le début de rencontre promet en effet les enfers au Portugal. Dès la 8e minute, Cristiano Ronaldo se plaint du genou après une charge virile mais licite de Dimitri Payet. Les soigneurs entrent une première fois sur la pelouse. Puis une seconde fois quelques minutes plus tard. A chaque fois, le triple Ballon d'Or revient sur la pelouse, faisant redoubler les sifflets du public français, qui crie au bluff, et les chants d'amour des supporters portugais, qui craignent le pire. Ce sont ces derniers qui ont vu juste. A la 26e minute, CR7 s'assoit pour la troisième fois sur la pelouse et s'effondre en larmes dans les bras de Nani. Le champion sort sur une civière, salué par une standing ovation des 80 000 spectateurs de l'enceinte, tel un roi viking s'éloignant doucement sur son bateau-tombe lors de ses funérailles. Ricardo Quaresma le remplace, une plume dans les cheveux.

La sortie de leur capitaine et leader est d'autant plus gênante pour les Portugais que l'équipe de France compte encore, elle, dans ses rangs un chef de guerre qui mène ses troupes le couteau entre les dents. Ce n'est pas Antoine Griezmann, malgré une prestation presque aussi impeccable que contre l'Allemagne, tout en déviation subtile, contrôles précis et choix judicieux. Non, il s'agit bien de Moussa "…






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