Crowdfunding : faut-il prêter aux promoteurs ?

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Cet immeuble, à Bordeaux, a rapporté 7 % en seize mois aux investisseurs. (© DR)
Cet immeuble, à Bordeaux, a rapporté 7 % en seize mois aux investisseurs. (© DR)

La production musicale et les nouvelles technologies ne sont pas seules à faire appel aux épargnants. La promotion immobilière a aussi adopté ce nouveau mode de financement depuis l’après-crise financière de 2008. Plusieurs dizaines de programmes ont déjà été financés et les premiers remboursements sont à la hauteur des attentes.

Les promoteurs recourent à la finance participative, ou crowdfunding, pour alléger le parcours de plus en plus contraignant du financement. En effet, pour mettre un chantier en train, le promoteur doit réunir des fonds : 30 à 50 % proviennent des banques, 30 à 40 % de la vente en état futur d’achèvement (Véfa), les 10 à 20 % restants étant constitués de fonds propres.

L’opération dure de douze à trente-six mois

«Les banquiers demandent de plus en plus de fonds propres, avant d’accorder un prêt, constate Vincent Sillègue, fondateur de Crowdfunding-­immo. La finance participative permet aux promoteurs de compléter leur part de fonds propres par l’apport des épargnants.» Une opération de crowdfunding ne finance jamais l’intégralité d’une opération, la proportion est de 10 ou 5 % de fonds propres. En échange, la plate-forme vous rembourse votre part plus des intérêts une fois que les appartements et les maisons sont construits et vendus.

En règle générale, l’immobilisation des fonds est de courte durée, de douze à trente-six mois, et les profits

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