Croissance manufacturière plus faible que prévu en zone euro

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FAIBLE CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE EN ZONE EUROFAIBLE CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE EN ZONE EURO
FAIBLE CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE EN ZONE EUROFAIBLE CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ MANUFACTURIÈRE EN ZONE EURO

PARIS/LONDRES/BERLIN (Reuters) - L'activité manufacturière en zone euro a connu une croissance plus faible que prévu en mai, les économies des pays dits du coeur de la zone ayant continué à connaître des difficultés, selon l'enquête Markit publiée lundi.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) est ressorti à 52,2 dans sa version finale en mai, légèrement inférieur à l'estimation flash qui le donnait à 52,3.

En avril il était à 52,0. L'indice est au-dessus des 50, la démarcation entre croissance et contraction, depuis 23 mois.

Ce chiffre, ainsi que le résultat de l'enquête montrant que les entreprises ont laissé leurs prix inchangés, après les avoir relevés le mois dernier pour la première fois en huit mois, devraient décevoir la Banque centrale européenne (BCE), qui se bat pour tirer l'inflation plus près de son objectif.

"Le rythme de croissance est modeste plutôt que spectaculaire et il y a clairement des pays qui continuent à peiner", déclare Chris Williamson, économiste chez Markit, en notant le secteur manufacturier toujours en contraction en France et une croissance très maigre en Allemagne."

Toutefois, les commandes nouvelles dans le bloc européen sont arrivées à leur rythme le plus fort en plus d'un an, portéees par les demandes à l'exportation grâce à la faiblesse de l'euro. Le sous-indice des nouvelles commandes a bondi à son plus haut en 13 mois à 52,7 contre 51,8.

Le sous-indice de la production, qui contribue à l'indice PMI composite attendu mercredi et est considéré comme un bon indicateur de croissance, n'a reculé que légèrement, à 53,3 contre 53,4 en avril et comparé à une estimation flash de 53.5.

LA CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ RALENTIT EN ALLEMAGNE

La croissance du secteur manufacturier allemand est tombée en mai à son plus bas niveau en trois mois avec le ralentissement des nouvelles commandes.

L'indice PMI manufacturier est revenu à 51,1 contre 52,1 en avril. Une première estimation basée sur des résultats partiels l'avait donné à 51,4 il y a une dizaine de jours.

"La reprise du secteur manufacturier allemand semble de nouveau perdre de son élan", commente Oliver Kolodseike, économiste de Markit.

"Même si les résultats traduisent une amélioration globale des conditions d'activité des entreprises manufacturières, la croissance de la production et celle des nouvelles commandes sont au plus bas depuis le début de 2015."

Les entreprises du secteur ont poursuivi leurs recrutements, mais à un rythme plus lent.

En Italie, le secteur manufacturier a enregistré en mai sa plus forte croissance depuis quatre ans, alimentant l'espoir d'une reprise de la troisième économie de la zone euro en 2015 après trois années de récession.

L'indice PMI manufacturier a atteint 54,8 contre 53,8 en avril, soit son meilleur niveau depuis avril 2011.

Il se situe ainsi pour le quatrième mois d'affilée au-dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d'une croissance. Seize économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 53,6.

Le sous-indice des entrées de commandes a progressé à 56,7 contre 54,8 en avril, à son meilleur niveau depuis février 2011. La composante de l'emploi est également ressortie à son plus haut depuis plus de quatre ans.

Le secteur manufacturier espagnol a connu en mai sa plus forte croissance depuis plus de huit ans, avec un bond des commandes de bon augure pour l'activité des prochains mois.

L'indice PMI manufacturier a atteint 55,8 le mois dernier contre 54,2 en avril, soit son meilleur niveau depuis avril 2007. Il se situe ainsi pour le 18e mois d'affilée ainsi au-dessus de la barre de 50 qui marque la frontière entre contraction et expansion.

La croissance de l'Espagne, quatrième puissance économique de la zone euro, a accéléré à 0,9% au premier trimestre et les économistes attendent une expansion de même ampleur au deuxième, grâce à une reprise de la demande intérieure et à la baisse de l'euro.

"La croissance semble accélérer, déclare Andrew Harker, économiste senior chez Markit. "La production comme les entrées de commandes sont à des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis le début de la crise économique en 2007."

(Véronique Tison, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, avec Yann Le Guernigou)

PARIS/LONDRES/BERLIN (Reuters) - L'activité manufacturière en zone euro a connu une croissance plus faible que prévu en mai, les économies des pays dits du coeur de la zone ayant continué à connaître des difficultés, selon l'enquête Markit publiée lundi.

L'indice des directeurs d'achats (PMI) est ressorti à 52,2 dans sa version finale en mai, légèrement inférieur à l'estimation flash qui le donnait à 52,3.

En avril il était à 52,0. L'indice est au-dessus des 50, la démarcation entre croissance et contraction, depuis 23 mois.

Ce chiffre, ainsi que le résultat de l'enquête montrant que les entreprises ont laissé leurs prix inchangés, après les avoir relevés le mois dernier pour la première fois en huit mois, devraient décevoir la Banque centrale européenne (BCE), qui se bat pour tirer l'inflation plus près de son objectif.

"Le rythme de croissance est modeste plutôt que spectaculaire et il y a clairement des pays qui continuent à peiner", déclare Chris Williamson, économiste chez Markit, en notant le secteur manufacturier toujours en contraction en France et une croissance très maigre en Allemagne."

Toutefois, les commandes nouvelles dans le bloc européen sont arrivées à leur rythme le plus fort en plus d'un an, portéees par les demandes à l'exportation grâce à la faiblesse de l'euro. Le sous-indice des nouvelles commandes a bondi à son plus haut en 13 mois à 52,7 contre 51,8.

Le sous-indice de la production, qui contribue à l'indice PMI composite attendu mercredi et est considéré comme un bon indicateur de croissance, n'a reculé que légèrement, à 53,3 contre 53,4 en avril et comparé à une estimation flash de 53.5.

LA CROISSANCE DE L'ACTIVITÉ RALENTIT EN ALLEMAGNE

La croissance du secteur manufacturier allemand est tombée en mai à son plus bas niveau en trois mois avec le ralentissement des nouvelles commandes.

L'indice PMI manufacturier est revenu à 51,1 contre 52,1 en avril. Une première estimation basée sur des résultats partiels l'avait donné à 51,4 il y a une dizaine de jours.

"La reprise du secteur manufacturier allemand semble de nouveau perdre de son élan", commente Oliver Kolodseike, économiste de Markit.

"Même si les résultats traduisent une amélioration globale des conditions d'activité des entreprises manufacturières, la croissance de la production et celle des nouvelles commandes sont au plus bas depuis le début de 2015."

Les entreprises du secteur ont poursuivi leurs recrutements, mais à un rythme plus lent.

En Italie, le secteur manufacturier a enregistré en mai sa plus forte croissance depuis quatre ans, alimentant l'espoir d'une reprise de la troisième économie de la zone euro en 2015 après trois années de récession.

L'indice PMI manufacturier a atteint 54,8 contre 53,8 en avril, soit son meilleur niveau depuis avril 2011.

Il se situe ainsi pour le quatrième mois d'affilée au-dessus du seuil de 50 à partir duquel il rend compte d'une croissance. Seize économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un indice à 53,6.

Le sous-indice des entrées de commandes a progressé à 56,7 contre 54,8 en avril, à son meilleur niveau depuis février 2011. La composante de l'emploi est également ressortie à son plus haut depuis plus de quatre ans.

Le secteur manufacturier espagnol a connu en mai sa plus forte croissance depuis plus de huit ans, avec un bond des commandes de bon augure pour l'activité des prochains mois.

L'indice PMI manufacturier a atteint 55,8 le mois dernier contre 54,2 en avril, soit son meilleur niveau depuis avril 2007. Il se situe ainsi pour le 18e mois d'affilée ainsi au-dessus de la barre de 50 qui marque la frontière entre contraction et expansion.

La croissance de l'Espagne, quatrième puissance économique de la zone euro, a accéléré à 0,9% au premier trimestre et les économistes attendent une expansion de même ampleur au deuxième, grâce à une reprise de la demande intérieure et à la baisse de l'euro.

"La croissance semble accélérer, déclare Andrew Harker, économiste senior chez Markit. "La production comme les entrées de commandes sont à des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis le début de la crise économique en 2007."

(Véronique Tison, Marc Angrand et Juliette Rouillon pour le service français, avec Yann Le Guernigou)

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