Croissance : le FMI broie du noir, Bercy maintient ses prévisions

le
0
Croissance : le FMI broie du noir, Bercy maintient ses prévisions
Croissance : le FMI broie du noir, Bercy maintient ses prévisions

Pour le Fonds monétaire international, les deux années à venir sont à haut risque pour la croissance mondiale. Dans son dernier rapport sur les Perspectives de l'économie mondiale, le FMI estime certes que la croissance mondiale va progresser de 3,2 % en 2016 et de 3,5% en 2017. Mais cette progression est jugée «trop molle, trop fragile» par sa présidente Christine Lagarde. Selon elle, «trop de gens n'en voient tout simplement les effets» et des menaces sur les marchés financiers ou des tensions géopolitiques pourraient venir gripper cette machine qui tourne déjà à bas régime. Et la liste est longue: chute des prix du pétrole et des matières premières, guerre en Syrie, menaces terroristes, crise migratoire en Europe, risque de «Brexit» (sortie) du Royaume-Uni, transition de l'économie chinoise,...

Dans ce contexte, le scénario avancé par le FMI est loin d'être optimiste pour les économies développées mais aussi, et surtout, pour les pays émergents, qui pourraient s'enfoncer dans la récession.

A peine 1,5 % de croissance en Europe en 2016

Le manque d'investissement et le chômage plombent l'économie européenne. Cette situation devrait persister en 2016. Le Fonds monétaire international a revu ses prévisions à la baisse à 1,5% pour 2016 et à 1,6% en 2017. Pour le FMI, l'Union européenne doit faire face à plusieurs défis.

A quelques jours du lancement de la campagne officielle pour le référendum du 23 juin sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, le Fonds a mis en garde mardi contre les conséquences d'un «Brexit». «La sortie du Royaume-Uni de l'UE pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux en perturbant des relations commerciales bien établies», a estimé le chef économiste du FMI, Maurice Obstfeld. Et de prévenir : une victoire du Brexit entraînerait «de longues négociations pour trouver un nouveau modèle de coopération». D'où «une période prolongée ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant