Croissance, déficit, chômage...rentrée morose en vue

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Croissance, déficit, chômage...rentrée morose en vue
Croissance, déficit, chômage...rentrée morose en vue

Moody's frappe à nouveau ! Après avoir fait perdre à la France son triple A -- en 2012 --, l'agence de notation américaine a révisé lundi, à la baisse, ses prévisions de croissance dans l'Hexagone, ramenées de 1 % à 0,6 % en 2014 et de 1,5 % à 1,3 % en 2015. « Même si le déficit est appelé à conserver une trajectoire baissière, le pays n'apparaît pas en mesure d'atteindre ses objectifs budgétaires en 2014 et 2015 », indique Moody's.

De quoi faire pester contre l'optimisme de François Hollande qui tablait sur 1 % de croissance et assurait en mai : « Le retournement économique arrive. » Mais le gouvernement s'attendait à ces mauvaises nouvelles. Selon « le Canard enchaîné », le ministre des Finances, Michel Sapin, aurait lâché vendredi : « Si l'on est au-dessus de 0,5 % de croissance à la fin de l'année, ce sera déjà bien. » Des propos démentis par Bercy hier soir.

La France continue de souffrir de plusieurs handicaps

Néanmoins, avant de partir en vacances, Hollande et Valls ont pris soin de préparer l'opinion à des finances publiques dégradées pour la rentrée. Un message « difficile à entendre pour les Français, qui ont le sentiment d'avoir déjà fourni beaucoup d'efforts et qui regardent jalousement la croissance repartir en Allemagne, en Espagne... » souligne l'analyste d'une société de gestion.

Pourquoi la croissance française demeure-t-elle au ras des pâquerettes quand elle décolle enfin chez nos voisins ? Le pays continue de souffrir de plusieurs handicaps majeurs. D'abord, un taux de chômage record et une hausse inexorable depuis huit mois que le gouvernement ne parvient pas à endiguer. Le nombre de demandeurs d'emploi a continué d'augmenter en juin pour atteindre 3,4 millions.

Ensuite, un niveau toujours élevé des dépenses de l'Etat. De fait, la diminution des déficits depuis le début du quinquennat est un trompe-l'oeil. Cette baisse ne s'appuie pas sur une réduction ...

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  • 445566ZM le mercredi 6 aout 2014 à 16:22

    Les dépenses représentent 128% des revenus de l'état, donc le déficit dépasse 80 milliards chaque année, avec une tendance à la hausse. L'économie de 50 mds, c'est pour amuser le public. Si les taux augmentent, il faudra trouver 1 à 2 mds de plus, chaque mois. Grosse panique. Le gouvernement travaille sur le prélèvement (10% ?) sur les comptes et sur l'immobilier, qui pourrait devenir un emprunt 30 ans à 3 %.

  • M1310580 le mercredi 6 aout 2014 à 11:34

    j'hallucine à quel point la persévérance de ces hommes politiques faisant toujours plus de la même chose détruisent l'économie d'un pays marquant leur incompétence à une gouvernance intelligente, ils ne sont juste que des idéologues sectaires, le plus dangereux est qu'ils croient en ce qu'ils font et pensent détenir la vérité, dédaigneux à l'égard d'un peuple, le peuple français qu'il considère avec condescendance inculte et à éduquer !

  • 31batso le mercredi 6 aout 2014 à 10:30

    @zeisuke, quelles sont les charges sociales retenues sur les activités des robots : aucune, d'où le déséquilibres croissants des prélèvements par rapports aux pays en concurrence avec une main d'oeuvre plus avantageuse. De plus les nouvelles filières sont soit liée à informatique, soit aux services (et ces derniers seront remplacés par de nouveaux outils robotiques). Donc mon constat que j'observe depuis la fin des années 70 n'est pas si irréaliste que vous le prétendez.

  • M7228717 le mercredi 6 aout 2014 à 10:10

    Merci François, merci pour tout )))

  • zeisuke le mercredi 6 aout 2014 à 09:59

    31batso votre constat est faux avec votre logique notre taux de chômage devrait être au minimum le double !Chaque humain qui est remplacé par un robot ouvre une nouvelle filière mais la France a fait l'impasse sur ces technologies.

  • 31batso le mercredi 6 aout 2014 à 09:48

    Après la Grèce, le Portugal, l'Espagne, et l'Italie, la France est la prochaine cible dans le collimateur des financiers. Et si la France n'arrive plus à rembourser ses dettes, c'est l'économie financière mondiale qui en subira les conséquence (dominos). Voir l'excellent reportage d'ARTE à ce sujet : "master of the universe"

  • M8252219 le mercredi 6 aout 2014 à 09:30

    Un niveau toujours élevé des dépenses de l'Etat.la diminution des déficits depuis le début du quinquennat est un trompe-l'oeil.Cette baisse ne s'appuie pas sur une réduction des dépenses qui restent stables (56,7 % du PIB en 2013 contre 56,6 % en 2011 mais sur une hausse des prélèvements obligatoires (de 42,6 % à 45 % du PIB). En clair, l'Etat n'est pas meilleur élève,ce sont les Français qui ont mis la main à la poche.

  • Alex282 le mercredi 6 aout 2014 à 09:22

    31batso, je suis tout a fait d'accord avec vous, il ya urgence à réformer. Privatiser à hauteur de 75% notre système public, revoir en profondeur notre système social, permettre de baisser fortement le coût du travail etc...Ce sont avec mesures de fonds que nous réussirons à repartir et à être compétitif.

  • mfouche2 le mercredi 6 aout 2014 à 09:18

    morose ? moi je pense que Hollande et sa bande dimposteurs vont mettre toute la France dans la rue

  • 31batso le mercredi 6 aout 2014 à 09:15

    Depuis 40 ans les politique de tout bord (de droite comme de gauche) n'ont jamais fait les réformes structurelles nécessaires pour s'adapter à la mondialisation; maintenant on en voit le résultat. De plus, les nouvelles technologies et leur adaptation à la vie économiques ont été utilisé bien souvent à mauvais escient : robotique, machines-outils; informatique ont remplacé les humains, et les replaceront de plus en plus, donc le chômage n'est pas près de diminuer.