Critiques en Israël avant une visite annoncée de Donald Trump

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 (Confirmation de la visite §2, pétition au Royaume-Uni §11-12, 
boycott aux EAU §13) 
    JERUSALEM, 9 décembre (Reuters) - Des voix se sont élevées 
mercredi en Israël contre la visite annoncée dans l'Etat hébreu 
d'ici la fin de l'année de Donald Trump, candidat à 
l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle 
américaine de 2016, à la suite des récents propos tenus par le 
milliardaire contre les musulmans.  
    Donald Trump, qui est en tête des sondages pour la primaire 
républicaine, sera reçu par Benjamin Netanyahu le 28 décembre, 
ont indiqué les services du Premier ministre, confirmant une 
information parue dans les médias.  
    Un responsable gouvernemental indique que l'entretien a été 
calé il y a deux semaines, avant que Donald Trump n'appelle de 
ses voeux, lundi, la "fermeture totale" des frontières 
américaines aux musulmans après l'attaque de la semaine dernière 
à San Bernardino, en Californie, menée par deux adeptes du 
groupe djihadiste Etat islamique.  ID:nL8N13X2UA  
    Benjamin Netanyahu "n'est pas d'accord avec tout ce que dit 
chaque candidat (à l'élection américaine)", dit-on de sources 
proches du Premier ministre conservateur.  
    Sur Twitter, Donald Trump se dit "très impatient" de se 
rendre en Israël d'ici la fin de l'année.  
    Ahmed Tibi, député représentant les 20% d'Arabes israéliens, 
a demandé à ce que le "néo-nazi" Donald Trump ne soit pas admis 
dans l'enceinte de la Knesset. 
    Un appel relayé par Omer Bar-Lev, de l'Union sioniste, parti 
de l'opposition de centre gauche, qui a qualifié de "raciste" le 
magnat de l'immobilier américain.  
    Du côté du Likoud, le parti de droite au pouvoir, le 
ministre de l'Energie Yuval Steinitz a également déploré les 
propos du candidat républicain. 
    "Je recommande de lutter contre l'islam terroriste et 
extrémiste mais je ne déclarerais pas de boycott, d'ostracisme 
ou de guerre contre les musulmans en général", a-t-il dit à la 
radio de l'armée israélienne. "Nous avons dans l'Etat d'Israël 
de nombreux citoyens musulmans qui sont loyaux." 
    Marc Zell, vice-président des Republicans Overseas, 
organisation représentant le Parti républicain à l'étranger, a 
dénoncé les propos d'un "démagogue". "Et nous en tant que juifs, 
et aussi en tant qu'Israéliens, savons grâce à l'Histoire ce 
qu'est un démagogue", a-t-il déclaré sur les ondes de la radio 
militaire, dans une interview distincte. 
    Au Royaume-Uni, où Donald Trump possède deux parcours de 
golf, une pétition sur internet a réuni plus de 100.000 
signataires pour interdire l'entrée de Donald Trump dans le pays 
en raison de "son discours de haine".  
    "Si le Royaume-Uni continue d'appliquer le critère de 
'comportement inacceptable' à tous ceux qui souhaitent entrer 
sur son territoire, il doit l'appliquer aussi bien aux riches 
qu'aux pauvres, aux faibles qu'aux puissants", dit le texte de 
la pétition. Le ministre britannique des Finances George Osborne 
s'est dit opposé à une telle interdiction.  
    Aux Emirats arabes unis, Landmark Group, un des plus grands 
groupes de distribution du Moyen-Orient, a annoncé retirer de 
ses rayons les produits fabriqués par le conglomérat de Donald 
Trump. Landmark et DT Home Marks International LLC ont un 
contrat exclusif pour vendre ces produits "Trump Home" (miroirs, 
lampes...) dans leurs magasins au Koweït, aux EAU, en Arabie 
saoudite et au Qatar.  
 
 (Dan Williams; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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