Cristiano Ronaldo, Ballon d'or mathématiques

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Cristiano Ronaldo, Ballon d'or mathématiques
Cristiano Ronaldo, Ballon d'or mathématiques

Malgré une Coupe du monde ratée, le Portugais a raflé son troisième titre de meilleur joueur de la planète. La victoire d'un joueur immense, d'un professionnel hors du commun mais aussi la défaite d'une certaine conception du foot.

Cristiano sourit. Cristiano est heureux. Cristiano a remporté son troisième Ballon d'Or – le deuxième de suite – et vient de marquer le hat-trick le plus important de sa carrière, ou du moins celui qui le rapproche un peu plus de ses objectifs, à savoir battre Lionel Messi et "être le meilleur de tous les temps". En 2014, le Portugais a raté sa Coupe du monde, remporté trois titres majeurs, appris à compter avec ses mains et battu des records à la pelle. Largement suffisant pour garder sa ceinture. Car une fois de plus, Cristiano Ronaldo a eu raison. Raison de se concentrer sur ses statistiques, raison de s'obstiner à marquer, raison de vouloir délivrer des passes décisives, raison d'épurer son jeu de toute once d'humanité au nom de l'efficacité. Etre un joueur romantique ne suffit pas - plus ? - pour entrer au panthéon du football. Il faut des données, des preuves concrètes, irréfutables. Et les statistiques en sont.

C'est pour elles que le Portugais enchaine 3000 abdos par jour selon sa mythologie personnelle, acquière des machines dans le but de récupérer plus vite que les autres, révise ses courses croisées, ses appels, ses contre-appels et ses frappes plus que quiconque, ne boit pas, ne fume pas, prend soin de rester en forme quand les autres flânent une fois venu le temps des vacances... C'est aussi pour ça qu'il gueule sur Gareth Bale quand il ne le voit pas dans la surface ou quand il gâche une offrande que Cristiano lui aurait faite. Tout ça, c'est pour 61 buts en 60 matchs (1,016 pion/rencontre), 19 passes décisives, et, contrairement à l'année dernière, des titres collectifs. En alignant de tels chiffres, CR7 a une nouvelle fois repoussé ses limites et la date de son déclin, mais il a surtout fait le plus dur, à savoir être meilleur que son rival argentin. Et Neuer dans tout ça ? Michel Platini peut toujours dire que le Graal doit "revenir à un champion du monde en année de Coupe du monde", l'Allemand peut toujours révolutionner son poste et marcher sur la Bundesliga, il reste un gardien du championnat d'Allemagne. Deux handicaps de trop pour des électeurs qui ne veulent trancher qu'entre Ronaldo et Messi.
Le Portugal s'en fout presque
Au final, ce nouveau Ballon d'Or ressemble à bien des égards à celui de 2013 : CR7 a gagné sans que l'on puisse vraiment crier à l'injustice tandis qu'un pays chialait de voir son représentant louper la consécration tant...




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