Cristian Rodríguez, un Oignon au PSG

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Cristian Rodríguez, un Oignon au PSG
Cristian Rodríguez, un Oignon au PSG

C'est l'histoire d'un "joueur de rue", comme le décrit son entraîneur Guy Lacombe, qui aurait pu enflammer les années noires du club de la capitale. Au lieu de ça, Cristian Rodríguez au PSG restera comme un rendez-vous manqué.

Parc des Princes, dimanche 5 mars 2006. En ce soir de clôture de la 29e journée de L1, le temps s'écoule, mais rien ne semble en mesure de débloquer le score (0-0). L'OM tient son exploit. Sur le terrain, les visiteurs marseillais n'ont, pour la plupart, jamais disputé un match en pro. Le président Pape Diouf a en effet décidé d'envoyer à Paris les " minots " de la CFA 2 en signe de protestation contre le quota de places - jugé insuffisant - attribué aux fans olympiens dans le quart de virage du stade de la porte de Saint-Cloud. Devant leur public, les Parisiens ne trouvent pas l'ouverture. Pire, ils livrent une prestation apathique et n'inquiètent jamais les amateurs provençaux - seulement épaulés de quatre joueurs pros. Le seul élément rouge et bleu qui tente d'amener un peu de folie ? C'est Cristian Rodríguez, gaucher au dribble facile, qui fait du harcèlement de la formation adverse sa marque de fabrique. Pourtant, à vingt minutes du terme de la rencontre, Guy Lacombe choisit précisément de remplacer l'Uruguayen par Fabrice Pancrate. Trop perso, trop vertical au goût du coach à la moustache. Rodríguez regagne le banc de touche sous les huées du public, qui sanctionnent tant la copie collective affreuse de son équipe que la décision de l'entraîneur. Évidemment, le score, lui, ne bougera pas. 



Recruté par hasard


Ce gâchis de match illustre au mieux le passage de Cristian Gabriel Rodríguez Barrotti au PSG : un rendez-vous manqué. " On vient pour être champions ! ", clame quelques mois auparavant le jeune homme de 19 ans, quand il débarque en France avec son compère Carlos Bueno, grâce à qui Alain Roche l'a repéré. " C'était sur un coup de chance, rembobine à l'époque le recruteur du PSG. Je me trouvais en Argentine pour suivre des joueurs locaux. J'ai profité d'un jour de repos pour me rendre en Uruguay observer Carlos Bueno, dont on nous avait parlé. Et là, il y en avait un qui sortait du lot. C'était Rodríguez. " Rodríguez ou plutôt " Cebolla " (Oignon, en VF). " Parce que je fais pleurer les défenseurs ", explique le gaillard au physique trapu, visage disgracieux et des litres de sueur dégoulinants à chaque apparition sur le terrain.

La nouvelle recrue va même jusqu'à demander au club parisien de floquer " Oignon " au dos de son maillot. Requête refusée par le service marketing. En vrai, le club parisien attendra longtemps…




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