Crise sociale : plus rien n'arrête la CGT

le , mis à jour à 08:06
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Crise sociale : plus rien n'arrête la CGT
Crise sociale : plus rien n'arrête la CGT

Rarement dans l'histoire des grands conflits sociaux l'écriture d'une sortie de crise aura comporté autant d'incertitudes. Matignon a beau invoquer l'essoufflement du mouvement anti-loi Travail manifestation après manifestation, les opposants sont toujours là. Après deux mois et demi de contestation, ils n'ont pas désarmé, loin de là : une huitième journée nationale de grève et de manifestations est organisée demain à l'appel de sept syndicats. Et pour soulager les troupes — certaines fatiguées et d'autres, comme les jeunes, en plein examens — un nouveau front s'est ouvert avec la quasi-paralysie de certains secteurs économiques clés, comme les raffineries et les ports.

Devenus l'épicentre de la contestation depuis une semaine, les blocages tous azimuts et leurs lots d'images de voitures s'agglutinant dans les stations-service n'en finissent pas de brouiller les messages qui se veulent rassurants du gouvernement. Pas un jour sans que les Français ne voient, en guise de carte météo, les cartes de France des raffineries à l'arrêt ou des stations en rupture de stock présentées au journal télévisé de 20 heures... Une situation jugée quasiment incontrôlable par beaucoup d'observateurs à quelques jours de l'Euro 2016 de football et prise très au sérieux par l'exécutif.

Tentatives de négociations secrètes

« Personne ne sait vraiment ce qui va se passer », rapporte un visiteur du soir habitué de l'Elysée et de Matignon. Et qui explique pourquoi, ces derniers jours, le ton est monté entre le gouvernement et la principale agitatrice, à ses yeux, de cette radicalisation : la CGT. Plusieurs tentatives de négociations secrètes entre l'Elysée, Matignon et certains responsables cégétistes (avec à la manœuvre Pierre Ferracci, patron du cabinet de conseil Alpha et homme de l'ombre de la centrale), ont échoué ce week-end.

Au-delà du bras de fer et de la guerre de communication livrés ces derniers jours entre ...

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  • badaro il y a 6 mois

    cgt game is over :)))

  • M1765517 il y a 6 mois

    ils ont déjà saboté cgt energie à brives charensac attentat revenduqué mais pas sanctionné à ce jour !

  • 445566ZM il y a 6 mois

    Peuvent-ils aller jusqu'au sabotage ?

  • M931269 il y a 6 mois

    Cette poignée d'irréductibles joue avec l'avenir du Pays ......ils n'en n'ont rien a cirer ! jusqu'auboutistes ils seront .....qu'importent les dégats ! c'est leur théorie ( si on peut appeler cella une théorie ! )

  • M8252219 il y a 6 mois

    L'agonie de la CGT risque de durer un certain temps, un fauve blessé est dangereux.

  • serval02 il y a 6 mois

    Les GCTistes savent qu'ils sont dans un partis en perte de vitesse. C'est le rebond du chat mort...

  • jmlhomme il y a 6 mois

    A quoi sert un procureur? Ouvrir une plainte. Quand il y a un "possible harcelement" d'un député ....il ouvre une procédure...sans dépot de plainte. Quand des vrais délits sont constatés ....il n'intervient pas. C'est cela a Justice ? Abus de droit de Greve. Chantage .... Association de malfaiteurs.... ce n'est pas le fond qui manque. Et vous parlez de Justice Indépendante ? Que nenni.

  • pier4564 il y a 6 mois

    tous ces blocages et pneus brulés snt des des délits, effectivement personne n'arrête les fauteurs de troubles!