Crise sanitaire : il faut connaître avant d'agir

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INTERVIEW - Après la fin de l'alerte sur le Furosémide Teva, le sociologue, chercheur au CNRS et spécialiste du risque sanitaire, Michel Setbon, déplore une application « pervertie » du principe de précaution.

LE FIGARO. - Que vous inspire l'affaire du Furosémide?

Michel SETBON.- Pour moi, cela relève de l'anecdote révélatrice d'un processus inquiétant qui tend à s'ériger en modèle. Un pharmacien qui découvre un cachet suspect dans une boîte remise par une patiente... se transforme, à la suite d'un enchaînement de réactions démesurées, en minicrise sanitaire. On voit bien que c'est tout un système qui se met en place. Le laboratoire réagit le premier en retirant ses lots, car il anticipe les conséquences de cet événement sur sa notoriété. Les autorités sanitaires, elles, veulent se couvrir pour qu'on ne leur reproche pas d'avoir agi trop tard. Le public et les médias, enfin, s'engouffrent dans l'affaire... Pe...

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