Crise porcine-Le Foll espère des avancées rapides en Europe

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* Le ministre espère des décisions au conseil européen du 07/09 * Il souhaite une harmonisation des règles européennes PARIS, 19 août (Reuters) - Le ministre français de l'Agriculture a dit mercredi espérer des avancées rapides en Europe pour contribuer à résoudre la "crise porcine" en France, citant en particulier la question de l'harmonisation sociale et fiscale. Ce sujet, jugé essentiel par les acteurs de la filière française qui soulignent les écarts de coût de production notamment avec l'Allemagne, sera traité au niveau des gouvernements, a dit Stéphane Le Foll, également porte-parole du gouvernement français, lors du compte rendu du conseil des ministres. "C'est dans la concertation, dans la discussion" qu'il sera possible d'avancer vers cette harmonisation, en particulier dans le secteur de l'abattage-découpe, a-t-il précisé. Dans une communication au conseil des ministres sur la filière porcine, Stéphane Le Foll souligne que "les écarts entre la France et l'Allemagne se sont réduits en matière de salaires et de charges sociales avec la mise en place progressive d'un salaire minimum en Allemagne et l'application du Pacte de responsabilité et de solidarité en France". Ce dernier permet cette année des allègements de charge de 19 millions d'euros pour l'élevage porcin et 100 millions d'euros pour le secteur de la transformation et de la conservation des viandes, poursuit-il. A l'occasion du conseil européen des ministres de l'Agriculture du 7 septembre à Bruxelles, demandé par la France, Stéphane Le Foll espère avancer sur des actions de promotion à l'exportation, des aides et le stockage au niveau européen. "Nous allons tout faire pour avoir un conseil extraordinaire avec des décisions prises", a-t-il dit, se montrant optimiste au lendemain d'une discussion avec le commissaire européen à l'Agriculture, Phil Hogan. "INSUFFISANT", JUGE SARKOZY Pour préparer ce rendez-vous, Stéphane Le Foll se rendra le 28 août à Madrid pour discuter avec l'Italie, l'Espagne et le Portugal, puis le 31 août à Berlin pour y rencontrer ses homologues allemand et polonais. Le prix du porc a baissé mardi à 1,389 euro le kilogramme au Marché du porc breton de Plérin (Côtes d'Armor), après une semaine d'absence de cotation liée au bras de fer entre industriels et éleveurs. ID:nL5N10T2VG Une rencontre est prévue ce mercredi entre Stéphane Le Foll et la direction de Bigard, le deuxième grand groupe à boycotter ce marché depuis la semaine dernière pour protester contre le prix minimum de 1,40 euro demandé par les éleveurs et figurant dans un accord non contraignant de juin entre industriels, grande distribution et syndicats agricole. La crise de l'élevage, qui a occupé le gouvernement tout l'été, commence à se politiser à l'approche d'une manifestation nationale des agriculteurs prévue le 3 septembre à Paris. En visite dans l'Yonne mercredi, le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, a jugé la réponse des autorités inadéquate jusqu'ici. "Est-ce que la réponse qui a été apportée cet été est suffisante ? Chacun voit bien que non", a-t-il déclaré. "Ça ne se calmera pas", a prédit l'ancien chef de l'Etat. "Il faut une baisse absolument massive des charges pour permettre à nos agriculteurs de vivre." Pour Nicolas Sarkozy, "c'est tout le système qu'il faut aujourd'hui clairement repenser et reposer." (Jean-Baptiste Vey et Elizabeth Pineau, avec Chine Labbé, édité par Marine Pennetier)

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