Crise migratoire en Europe : mais que fait l'Oncle Sam ?

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La statue de la Liberté, symbole de l'accueil des immigrés aux États-Unis, ne veut plus rien dire aujourd'hui, estime un sénateur républicain.
La statue de la Liberté, symbole de l'accueil des immigrés aux États-Unis, ne veut plus rien dire aujourd'hui, estime un sénateur républicain.

L'éditorial du New York Times de mardi matin n'est pas tendre. La réaction des pays de l'est de l'Europe qui refusent de prendre leur part de réfugiés syriens est "honteuse" et "moralement répugnante", dit-il. Mais jusqu'ici, les réactions américaines à la crise des migrants sont restées plutôt feutrées. "Les États-Unis sentent qu'il est important de prendre aussi leur part de réfugiés syriens dans le cadre de l'effort humanitaire général", a affirmé Barack Obama, qui s'est engagé à accueillir au moins 10 000 personnes. En 2015, l'Administration américaine a accordé 70 000 visas à des réfugiés de toute provenance. Mais depuis le début de la guerre, en 2011, elle n'a accepté que 1 500 Syriens. La procédure pour vérifier les antécédents des demandeurs d'asile et s'assurer qu'il ne s'agit pas d'individus dangereux prend entre 18 et 24 mois.

Martin O'Malley, l'ex-gouverneur du Maryland et candidat aux primaires démocrates, a été l'un des premiers à déclarer que Washington devrait en accepter au moins 65 000. "Les Américains sont des gens généreux et plein de compassion. Mais aujourd'hui, notre politique n'est pas à la hauteur de ces valeurs," a-t-il dit. Le sénateur républicain Lindsey Graham a renchéri en estimant qu'il valait mieux "détruire la statue de la Liberté" qui "ne veut plus rien dire", faisant référence au célèbre poème au pied du monument qui dit : "Donnez-moi vos pauvres, vos exténués / Qui en rangs...

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