Crise grecque : pourquoi Tsipras a décidé d'un référendum

le , mis à jour à 13:49
21
Crise grecque : pourquoi Tsipras a décidé d'un référendum
Crise grecque : pourquoi Tsipras a décidé d'un référendum

Un puits sans fond et sans fonds. Athènes s'est réveillée ce samedi matin avec la gueule de bois. A minuit, dans la nuit de vendredi à samedi, le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a réuni son conseil des ministres après une nouvelle journée de négociations infructueuses avec ses créanciers (FMI et BCE) et les ministres des finances de l'Eurogroupe. «A l'unanimité», a-t-il expliqué dans une courte intervention télévisée, le gouvernement a voté pour l'organisation le 5 juillet, soit dimanche prochain, d'un référendum sur les propositions des créanciers, affirmant que ces dernières «humilient tout un peuple».

Pourquoi ce changement aussi soudain que dangereux de stratégie, alors qu'Athènes, au bord du défaut de paiement, doit régler au FMI, au plus tard le 30 juin, une échéance de près de 1,6 milliard d'euros ?

Coup de bluff ? Le Premier ministre grec, leader du mouvement de gauche Syriza, est coincé. D'un côté, une grosse échéance financière et une très forte pression des créanciers. Beaucoup de Grecs estiment que ces derniers ne visent qu'à évincer leur Premier ministre pour mettre en place un interlocuteur plus «souple». Celui-ci pourrait être Yannis Stournaras, l'actuel président de la banque de Grèce et ancien ministre des finances du gouvernement de centre droit d'Antony Samaras, évincé en janvier dernier. Tsipras est aussi coincé sur sa gauche, par la rue et par ses promesses. Elu sur un programme annonçant la renégociation de la dette et un assouplissement de la rigueur, il n'a pour l'heure gagné sur aucun de ces tableaux. Le choix du référendum pourrait donc être un coup de bluff de dernière minute pour faire pression sur les ultimes négociations qui s'ouvrent ce samedi avec l'Eurogroupe. Sinon, pourquoi Tsipras aurait-il annoncé dans la nuit que la Grèce participera à cette réunion ?

12 milliards de prêt, mais 12 milliards à rembourser. Dans ses justifications du référendum, ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • Dinero75 le samedi 27 juin 2015 à 17:03

    Article bidon, puisque manifestement la reunion Eurogroupe est non avenue, annulee, il n'y a plus de negociation, ni matiere a negociation a ce point d'apres le Ministre des Finances Allemand. Ne connaissant pas la question qui sera posee au referendum on ne peut analyser le bluff, or la le coup de manipulation du peuple selon les termes du vote...

  • mcarre1 le samedi 27 juin 2015 à 15:53

    si les grecs votent "mal" on pourra voir si l'UE fait encore un déni de démocratie comme pour le référendum de 2005.

  • c.p.68 le samedi 27 juin 2015 à 15:27

    La vraie démocratie, ce serait un référendum européen sur la dette grecque, puisque c'est bien de l'argent de tous les européens qu'il s'agit, Si les Grecs veulent rester maîtres chez eux, il ne faillait pas entrer dans l'UE. Sinon, il faut bien accepter des abandons de souveraineté, c'est la logique de fonctionnement des institutions européennes.

  • Garasixt le samedi 27 juin 2015 à 15:20

    12 milliards de prêt, 12 milliards à rembourser... Alors, ne lui prêtons pas et étalons la dette, logique non?

  • guerber3 le samedi 27 juin 2015 à 15:15

    Adieu à la Grèce, le plus tôt sera le mieux, pour nous épargner ce gâchis de dépenses en soirées de gala...!!!

  • macgiver le samedi 27 juin 2015 à 14:52

    Bravo Tsipras : il a raison !

  • titouan9 le samedi 27 juin 2015 à 14:13

    Si les grecs acceptent , tsipras les aura tous mis "échec et mat " et il exécutera le plan d'autorité ; voir plus en rétorquant aux citoyens grecs "c'est vous qui avez votés pour ça et moi je me suis plié a votre vote démocratique en acceptant vos souhaits !!! " .....le peuple une fois de plus aura "bon dos " devant ce gui gnol de tsipras

  • tamtou le samedi 27 juin 2015 à 14:11

    Je trouve Alexis Tsipras joue bien son rôle, de négociateur.Le référendum va lui permettre de trouver la légitimité de finaliser la négociation, plutôt que de prendre le risque de laisser l'impression d'aller contre la population Grecque. Alexis Tsipras aura donc sa population avec lui, les créanciers l'europe ou le FMI ont aussi intérêt que le pays soit bien géré.

  • Georg47 le samedi 27 juin 2015 à 14:10

    g.joly1 : la Grèce vous attends, dépêchez vous .....

  • Jemime le samedi 27 juin 2015 à 13:14

    Quand même 75pour centdes grecs veulent rester dans l Europe ....je pense que quelle que soit la question ils choisiront la réponse qui leur permettra d y demeurer ....a moins Qu ils soient plus idiots que suppose....sinon sans amour particulier pour guimauve ce n est pas le forban tsipras