Crise grecque : l'économiste Thomas Piketty interpelle Angela Merkel

le
26
Crise grecque : l'économiste Thomas Piketty interpelle Angela Merkel
Crise grecque : l'économiste Thomas Piketty interpelle Angela Merkel

«Les politiques d'austérité ont échoué». C'est le constat sévère qui s'affiche en titre d'une lettre ouverte co-écrite par l'économiste Thomas Piketty et adressée mardi soir à Angela Merkel sur le site du magazine américain The Nation. Dans cette missive, un collectif d'économistes, dont Thomas Picketty, demande à la chancelière allemand de «rectifier le tir» en renonçant aux politiques d'austérité et en consentant un «important» effacement de la dette grecque.

«Nous exhortons la chancelière (Angela) Merkel et la troïka (des créanciers du pays) à penser à rectifier le tir, afin d'éviter un nouveau désastre et de permettre à la Grèce de rester dans la zone euro», continue la texte.

Et l'image utilisée par le collectif d'économistes est percutante : «A l'heure actuelle, le gouvernement grec est sommé de mettre un pistolet sur sa tempe et d'appuyer sur la gâchette. Malheureusement, la balle ne tuera pas simplement le futur de la Grèce en Europe. La victime collatérale sera la zone euro en tant que havre d'espoir, de démocratie et de prospérité ».

L'Europe historiquement fondée sur l'effacement des anciennes dettes

Selon les cinq économistes, l'Europe a été fondée après-guerre sur l'idée du «pardon», dont l'Allemagne a elle-même profité en bénéficiant d'un effacement de dette massif en 1953, et qu'elle doit perpétuer aujourd'hui.

«Nous devons restructurer et réduire la dette grecque, donner à l'économie un peu d'air pour qu'elle se rétablisse, et permettre à la Grèce de rembourser une dette moins lourde sur une plus longue période de temps», assurent les signataires.

Athènes, soutenu indirectement par le FMI, réclame un allègement de sa faramineuse dette dont les Européens, Allemagne en tête, ne veulent pour l'instant pas entendre parler. Deux jours après le rejet par référendum des propositions des créanciers (FMI, UE, BCE), la Grèce n'avait mardi toujours pas présenté ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3273519 le mercredi 8 juil 2015 à 09:49

    L'allemagne ne cédera pas...que la Grèce face enfin ses réformes...

  • M9936673 le mercredi 8 juil 2015 à 09:46

    Pure folie d'avoir voulu créer une Europe,pour soi-disant unir les peuples,alors que les mentalités qui forgent les caractères d'un peuple sont à l'opposé des une et des autres,c'est ce qui fait la différence globalement entre ceux du nord et du sud de l’Europe.

  • f.peter le mercredi 8 juil 2015 à 09:46

    M4369955 Le problème : un pays ne peut pas dévaluer l'euro à sa guise. Donc il faudrait permettre une sortie passagère.

  • f.peter le mercredi 8 juil 2015 à 09:43

    Dans les années 1950 beaucoup de dettes ont été annulées, mais on sortait d'une période de guerre; ce qui n'est pas le cas actuellement pour la Grèce. Il est vrai que l'Allemagne en a profité; seulement dès cette époque elle avait mis en place des réformes et une politique de contrôle budgétaire.

  • M8603854 le mercredi 8 juil 2015 à 09:43

    Pikettty n'aime ni les riches, ni les pays riches. Il croit que ce sont les pauvres qui font la croissance...

  • M9936673 le mercredi 8 juil 2015 à 09:40

    Il faudrait cloner une Angela Merkel pour 2017

  • M4369955 le mercredi 8 juil 2015 à 09:40

    Arretez de dire n'importe quoi sur les Grec et réfléchissez un peu au problèmes que représentent le fait pour la plupart des économies des pays européens d'être ficelés avec une monnaie forte (la France est en trés grande difficulté aussi) plutôt que d'avoir sa propre monnaie que l'on peut adapter en fonction des cycles et des caractéristiques de son économie : La France ne sera jamais l'espagne qui ne sera jamais l'allemagne etc... et c'est bien cette réalité indépassable qui dérange certains

  • f.peter le mercredi 8 juil 2015 à 09:39

    C'est tellement commode de dire que ce sont les banques qui ont touché et pas le peuple. Si la manne pour les banques avaient été si forte , les banques françaises , allemandes n'auraient pas vendu leur succursales et les banques grecques ne seraient pas au bord de la faillite. Si, le peuple en a profité de l'entrée de la Grèce jusqu'en 2012: un régime de retraite généreux, une couverture maladie sans ticket modérateur, des salaires sans rapport avec la productivité.

  • M3273519 le mercredi 8 juil 2015 à 09:33

    Y a t'il eu une guerre en Grèce..Non il y a juste beaucoup de tricherie

  • M5649485 le mercredi 8 juil 2015 à 09:33

    surtout pas ; ANGELA , tenez bon !!!!!!!