Crise grecque : "Démissionner serait comme fuir"

le
0

Le Point : Des rumeurs contradictoires circulent encore à Athènes sur la constitutionnalité du référendum. Pouvez-vous confirmer qu?il aura bien lieu ?

George Katrougalos : Le référendum a été annoncé une semaine seulement avant la date de la consultation. Certains ont affirmé que ce délai ne permettait pas au peuple de prendre connaissance de la question ni au dialogue démocratique de s?exprimer. Mais, en réalité, la question sur laquelle les Grecs vont voter dimanche est au centre de la vie publique du pays depuis cinq ans. Il s?agit de décider si on veut, ou non, continuer le programme d?austérité et restructurer l?économie grecque selon les principes du néolibéralisme. On ne peut pas dire qu?il n?y a pas eu de débat public sur ces thèmes ! En outre, une campagne plus longue serait ruineuse pour l?économie réelle.

Une victoire du oui serait un désaveu pour le gouvernement. Alexis Tsipras serait-il contraint de démissionner ?

Non, il ne s?agit pas d?un plébiscite. C?est un choix qui appartient au Premier ministre, mais je crois que notre mandat ne se limite pas à régler la question de la dette et de nos relations avec l?Europe. On a aussi le mandat de faire face au système des intérêts privés des oligarques. Démissionner serait comme fuir. Bien sûr, en cas de victoire du oui, nous respecterons la décision du peuple, mais rien ne nous...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant