Crise grecque : ce que dit l'accord de Bruxelles du 13 juillet

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Crise grecque : ce que dit l'accord de Bruxelles du 13 juillet
Crise grecque : ce que dit l'accord de Bruxelles du 13 juillet

Obtenu dans la douleur et la tension, au terme d'un week-end de discussions et d'une longue nuit de négociations, l'accord entre les pays membres de la zone euro, dont la Grèce, prévoit des modalités draconiennes si Athènes veut recevoir l'aide des Européens et du FMI. Une déclaration a été signée à l'issue du sommet de Bruxelles. « Vu le besoin de rétablir la confiance », considérée comme rompue par le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, la Grèce doit « légiférer sans délai », précise le document diffusé par le Conseil Européen.

Un calendrier d'urgence. D'ici à mercredi, le Parlement grec doit voter les lois qui vont permettre de « rationaliser le système de TVA et élargir sa base pour augmenter ses revenus », « améliorer la soutenabilité du système de retraites », « assurer l'indépendance de l'institut statistique ELSTAT », « mettre en place une Autorité fiscale indépendante et un mécanisme de réduction automatique des dépenses en cas de ratage des objectifs budgétaires ».

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Lundi 20 juillet, la Grèce doit présenter des propositions pour « moderniser l'administration grecque » et notamment la « dépolitiser ». Ce dernier projet est à rapprocher du souhait des créanciers de normaliser les relations avec les Institutions (Commission, BCE, FMI, ndlr), « y compris lors du travail sur le terrain à Athènes ». D'ici au 22 juillet, la Grèce doit aussi « adopter un code de procédure civile » et transposer en droit grec une directive sur le renflouement des banques.

Des réformes au long cours, mais vite. Les créanciers exigent « un ambitieux programme de réformes des retraites », « des réformes plus importante du marché intérieur », notamment dans le domaines des soldes, des pharmacies, des boulangeries, de l'ouverture des commerces le dimanche. Ils demandent un « renforcement du ...

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  • b26crest le lundi 13 juil 2015 à 14:39

    Heureux pour les grecs, méfiant de leur classe politique. Une sortie avec ses suites catastrophique aurait eu l'effet positif de clouer le bec des Podemos, FN et Mélenchons, au dos d'un peuple. Ils pourront malheureusement continuer la démagogie. Un quatrième plan d'aide ne sera pas possible !

  • c.avion le lundi 13 juil 2015 à 14:38

    A quand un plan Français qui nous rendrait de la compétitivité, un avenir aux retraites du privé, un grand projet pour le Peuple Français et qui ferait comprendre aux gens vivant en parasites au système qu'il est temps de changer ou de partir !

  • je.valle le lundi 13 juil 2015 à 14:35

    On pourrait demander à la France de revoir le corporatisme,les avantages indus du secteur public etc et ce ne serait pas un mal non plus !