Crise en Ukraine : accord sur un cessez-le-feu mais paix durable incertaine

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Crise en Ukraine : accord sur un cessez-le-feu mais paix durable incertaine
Crise en Ukraine : accord sur un cessez-le-feu mais paix durable incertaine

Plus de 16 heures de négociations, une nuit blanche, un coup de théâtre qui a failli conduire à l'échec des négociations... Jeudi matin, à Minsk (Biélorussie), Vladimir Poutine s'est rassis à la table des négociations autour de laquelle se tenaient depuis mercredi 18h15  les dirigeants de l'Ukraine, de l'Allemagne et de la France, pour négocier un nouveau plan de paix pour cette ancienne République soviétique, où la guerre a fait en dix mois plus de 5 300 morts. 

Peu après 10 heures, Vladimir Poutine a assuré le seul point presse de la matinée. «On a réussi à trouver un accord sur l'essentiel», a affirmé le président russe qui a annoncé un accord sur un cessez-le-feu et le retrait des belligérants et de leurs armes lourdes permettant la création d'une zone tampon.

L'accord a été signé par les rebelles pro-Russes et les émissaires de Kiev. Arraché après une nuit de pourparlers entre Vladimir Poutine, Petro Porochenko, Angela Merkel et François Hollande, l'accord évite à court terme à la Russie un durcissement des sanctions occidentales et compromet la perspective de livraisons d'armes américaines à Kiev. Mais selon les Européens, une paix durable est encore très incertaine.

Hollande et Merkel prudents

Se présentant toujours comme un médiateur des séparatistes, l'homme fort du Kremlin a assuré s'être mis d'accord avec le président ukrainien Petro Porochenko pour que leurs «experts militaires» fassent le bilan «de la réalité du terrain», et «vérifient les implantations» de chaque camp. «Pourquoi a-t-on mis autant de temps à tomber d'accord? J'estime que c'est lié au fait que les autorités de Kiev refusent malheureusement tout contact direct avec les représentants des républiques populaires de Donetsk et de Lougansk», a-t-il assuré, faisant une fois de plus référence à la souveraineté des régions aux mains des rebelles.

Quelques minutes plus tard, François Hollande a confirmé ...

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