Crise en Libye : face à Macron, les deux chefs rivaux promettent un cessez-le-feu

le , mis à jour à 20:31
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Crise en Libye : face à Macron, les deux chefs rivaux promettent un cessez-le-feu
Crise en Libye : face à Macron, les deux chefs rivaux promettent un cessez-le-feu

C'est un début de réussite pour Emmanuel Macron. Ce mardi après-midi, le président français tentait d'aider la Libye à sortir du chaos en recevant le chef du gouvernement de Tripoli, Fayez al-Sarraj, et l'homme fort de l'est du pays, Khalifa Haftar. La rencontre organisée sous les auspices de la France permettra peut-être de revenir à un Etat de droit ... En effet, les deux frères ennemis de la Libye se sont engagés à un cessez-le-feu et à l'organisation d'élections dès que possible, selon un projet de déclaration diffusé mardi par la présidence française.

Ce «document de travail» avait été diffusé avant la rencontre entre Sarraj et Haftar. Selon des sources diplomatiques, les dirigeants libyens se sont accordés sur cette déclaration, qui reprend les principaux points évoqués depuis quelques jours, même s'il ne s'agit pas de la version définitive.

Les deux hommes s'étaient déjà rencontrés début mai à Abu Dhabi, sans résultat probant. «C'est une étape, ce n'est pas encore la paix en Libye», a estimé une source diplomatique française à l'issue de la rencontre, insistant sur le rôle du nouvel émissaire de l'ONU Ghassan Salamé, qui prend ses fonctions cette semaine et a assisté aux entretiens mardi.

Le cessez-le-feu qui ne s'appliquerait pas à la lutte anti-terroriste

En dix points, le projet de déclaration réaffirme que seule une solution politique permettra de sortir de la crise libyenne et réitère la validité des accords de Skhirat, signés en 2015 sous l'égide de l'ONU.

Mais le cessez-le-feu ne s'appliquerait pas à la lutte antiterroriste, précise le texte, qui appelle également à la démobilisation des combattants des milices et à la constitution d'une armée libyenne régulière.

Certains s'inquiétaient au sujet des droits de l'homme. L'organisation Human Rights Watch avait ainsi appelé, avant la réunion, le président français «à ne pas ignorer la litanie d'exactions ...

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