Crise du porc : nouvelle réunion avec la filière, Le Foll se veut rassurant

le , mis à jour à 16:07
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Crise du porc : nouvelle réunion avec la filière, Le Foll se veut rassurant
Crise du porc : nouvelle réunion avec la filière, Le Foll se veut rassurant

Toute la filière porcine, à l'exception notable deux acteurs majeurs, Bigard et Cooperl, s'est de nouveau retrouvée ce jeudi au ministère de l'Agriculture pour envisager la conclusion de contrats entre les différents acteurs, afin de sécuriser, sur la durée, les prix et les volumes. 

Cette réunion de deux heures trente qui intervient 10 jours après la dernière en date, le 17 août, s'inscrit dans la série de rendez-vous initiée par le ministre de l'Agriculture depuis le début de la crise de l'élevage cet été.

Aux yeux du ministre, Stéphane Le Foll, «la contractualisation (avec des acheteurs fixes, ndlr) peut être un moyen de sécuriser la marge du producteur face à la fluctuation des cours», une forme de garantie contre les «à-coups ingérables» du marché, confirme également le président de la Fédération nationale porcine (FNP), Paul Auffray.

Des propositions du ministère d'ici dix jours

Le Foll fera circuler ses propositions sur les différents types de contrats possible d'ici dix jours et il s'agit «de construire un pacte global pour la filière, qui puisse être discuté et signé par tous, afin de lui donner un objectif de long terme». Et de leur redonner confiance en «sécurisant les prix» et les volumes achetés aux producteurs. «Il faut trouver des mécanismes pour atténuer la volatilité des cours qui remet en cause la viabilité des exploitations» en cas de baisse, tandis qu'en cas de hausse c'est l'industrie qui est exposée, insiste-t-il. Il a ainsi souhaité la création de «caisses de sécurisation», «provisionnées quand tout va bien», pour partager les risques quand la situation se dégrade.

VIDEO. Filière porcine : une réunion pour envisager l'avenir

Paul Aufray, le patron de la FNP, rappelait à la sortie qu'un éleveur disparaît chaque jour : «On perd 300 éleveurs par an depuis cinq ans, la production a baissé de 10% en 10 ans, de 26 à 23 millions de têtes, quand elle continue ...

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