Crise du porc : les industriels exigent une refonte du mode de fixation des prix

le , mis à jour à 20:17
1
Crise du porc : les industriels exigent une refonte du mode de fixation des prix
Crise du porc : les industriels exigent une refonte du mode de fixation des prix

La Cooperl et Bigard, les deux industriels qui se sont retirés depuis le 10 août du Marché du porc breton (MPB) de Plérin, dans les Côtes-d'Armor, étaient reçus ce mardi au ministère de l'Agriculture, alors que la cotation a repris au marché du cadran en début de journée. Aucun accord n'a été trouvé à l'issue des discussions avec Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture.

A sa sortie, sur le perron du ministère, Patrice Drillet, le président de la Cooperl, a annoncé qu'aucun retour au marché n'est pour le moment prévu «tant que nous n'aurons pas trouvé un accord». Il en a profité pour lancer un appel au président du marché de Plérin, Daniel Picart avec qui Patrice Drillet dit n'avoir eu aucun contact depuis que la coopérative s'est retirée la semaine dernière.

Une décision inadmissible pour Stéphane Le Foll : «Le fait de se retirer brutalement du marché n'était pas la solution qui était acceptable, dans la mesure où on a besoin de discuter, de voir quels sont les problèmes et de les traiter», affirmait le ministre après la reprise de la cotation.

Le MPB, «un désastre économique pour toute la filière

Selon le Sniv, le Syndicat national des industries de la viande dont fait partie Bigard, il «n'y aura pas de salut pour la filière si on refuse de s'attaquer au problème de fond: la compétitivité». Plus concrètement, les industriels ont demandé trois mesures précises : «un allègement exceptionnel des charges salariales», un «engagement gouvernemental» pour l'identification de l'origine de la viande et «un engagement de reprise des négociations pour une exportation de gras et d'abats de porc (produits non soumis à l'embargo) vers la Fédération de Russie».

Mais surtout les deux leaders du marché porcin remettent désormais en cause le fonctionnement même du MPB qu'ils jugent «obsolète». Malgré la reprise des échanges à Plérin ce mardi, la question d'une réforme de la fixation ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • prott1 le mardi 18 aout 2015 à 21:56

    Que les éleveurs s'arrangent entre eux, l'état ne peut pas tout, tout cela sont de problèmes intra corporation .