Crise du lait : réunion cruciale entre éleveurs et Lactalis à Paris

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Crise du lait : réunion cruciale entre éleveurs et Lactalis à Paris
Crise du lait : réunion cruciale entre éleveurs et Lactalis à Paris

Vers une sortie de crise ? Des représentants des producteurs laitiers, qui livrent leur lait à Lactalis, et des responsables du groupe sont assis autour de la table depuis 14 heures ce jeudi à Paris, à la Maison du lait (Paris 9ème), pour reprendre les négociations avortées en juillet dernier. Un médiateur nommé par le gouvernement, Francis Amand, assiste également à cette réunion cruciale. « On espère que des éléments concrets en sortiront », souffle-t-on au Ministère de l’Agriculture, qui garde un oeil attentif sur ce conflit de peur qu’il ne déborde.

Installés sur un rond-point menant au siège de Lactalis à Laval, en Mayenne, plusieurs centaines de producteurs laitiers se relaient depuis lundi pour en bloquer l’accès. En cause, un prix d’achat versé aux éleveurs le plus bas du marché. Depuis juillet, le géant Lactalis - propriétaire des marques Président, Bridel, Salakis ou Parmalat - achète les 1000 litres de lait à 257 euros, quand ses concurrents comme Bel ou Danone ont fixé le prix entre 270 et 275 euros. Les éleveurs demandent à ce que le prix d’achat soit réévalué entre 30 et 38 centimes le litre de lait.

«Ça passe ou ça casse ! Soit ils sortent avec un prix qui nous convient et tout peut s’arrêter dès ce soir, soit ils sortent avec rien et on continuera le mouvement. Aux négociateurs de jouer ! », met en garde Cédric Henry, éleveur laitier près de Rennes (Ille-et-Vilaine) et qui depuis lundi au soir « tient » le rond-point devant le siège de Lactalis. Pour cesser de perdre de l’argent sur son exploitation, ce breton estime qu’il faudrait que la tonne de lait soit payée au moins 380 euros aux éleveurs. Mais il ne se fait guère d’illusion...

« Nous ne pouvons pas demander ce prix-là », regrette un autre éleveur de Mayenne, qui préfère garder l’anonymat. Figurant aussi parmi les protestataires installés sur « le rond-point de la honte » depuis lundi, et très remonté ...

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