Crise du lait : le bras de fer se poursuit entre Lactalis et les éleveurs

le , mis à jour à 09:16
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Crise du lait : le bras de fer se poursuit entre Lactalis et les éleveurs
Crise du lait : le bras de fer se poursuit entre Lactalis et les éleveurs

Des heures entières et une partie de la nuit passées en discussions et aucune issue ne se dessine pour l'instant au conflit entre l'industriel Lactalis et ses éleveurs. Hier, les discussions entamées à 14 heures, pour une sortie espérée à 18 heures, ont été prolongées... sans pour autant aboutir.

 

Les deux camps, pour l'instant irréconciliables, étaient accompagnés du médiateur Francis Amand, nommé par le gouvernement à la demande des éleveurs. Ceux-ci espéraient convaincre le groupe de Mayenne, basé à Laval, d'augmenter ses prix d'achat du lait. Aujourd'hui le plus bas du marché en France — à 257 € la tonne —, ce prix devrait être réévalué à 330 € la tonne — au minimum ! —, estiment les éleveurs.

 

300 tracteurs à Laval

 

Face à eux, selon nos informations, le groupe propriétaire des marques Lactel, Bridel, le beurre Président ou le roquefort Société, et dirigé par le très discret Emmanuel Besnier, n'a fait hier qu'une proposition bien loin de leurs espérances : 280 € la tonne. Soit 23 € de plus... mais un prix déjà proposé en juillet.

 

A Laval, où les éleveurs occupent depuis lundi le rond-point menant au siège de Lactalis, la tension était montée d'un cran hier soir. 300 tracteurs, venus de Normandie, des Pays de la Loire, de Bretagne et de Nord-Pas-de-Calais - Picardie ont afflué dans la soirée à cet endroit rebaptisé par les éleveurs « le rond-point de la honte ». En tout, plus d'un millier d'agriculteurs, prêts à en découdre, attendaient l'issue des négociations.

 

Cédric Henry, éleveur basé à Rennes, avouait avoir « la boule au ventre » de peur que « la soirée tourne mal ». « Si rien de satisfaisant n'est annoncé ce soir à la sortie de la réunion, il y a de fortes chances qu'il y ait des dérapages. Nous essaierons de retenir nos gars, mais les grilles de l'usine ne sont pas loin... », menaçait Philippe Jehan, responsable ...

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