Crise du lait : la tension grimpe entre les éleveurs et Lactalis

le , mis à jour à 14:10
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Crise du lait : la tension grimpe entre les éleveurs et Lactalis
Crise du lait : la tension grimpe entre les éleveurs et Lactalis

Blocus de Lactalis, round 2. Les négociations entre les éleveurs et le groupe agro-alimentaire sur le prix du lait ont échoué dans la nuit de jeudi à vendredi. Onze heures de pourparlers n'ont pas permis de se mettre d'accord et les manifestants, réunis depuis lundi soir à Laval (Mayenne) devant le siège de la compagnie, ont promis de poursuivre leur action.

 

Dans la matinée, Lactalis a annoncé augmenter de 15 euros la tonne de lait à compter du 1er septembre, soit environ 271 euros pour 1 000 litres. Selon le porte-parole du groupe, Michel Nalet, le groupe a fait cette proposition pour «démontrer qu'on continue d'aller de l'avant et de négocier». «Nous avons eu des interlocuteurs qui ne voulaient pas négocier hier, j'espère qu'on va faire bouger les lignes», a-t-il ajouté.

« De la com' », se sont agacés à plusieurs reprises sur Twitter les Mayennais de la FNSEA. 

 

Ce n'est que de la com.15€ à partir de quelle base? Combien de mois? =un prix annuel de 5 à 15 € en dessous des concurrents?@pilepole

— FDSEA53 (@fdsea53) 26 août 2016

 

 

Le médiateur «déçu par la méthode»

 

L'annonce matinale a en tout cas surpris. Dans la nuit de jeudi à vendredi, la réunion, qui se tenait à la Maison du Lait, à Paris, s'est terminée par un constat d'échec dressé par le médiateur des relations commerciales Francis Amand, nommé par le gouvernement. Les représentants des éleveurs avaient rejeté une proposition à 280 euros les mille litres, pour les cinq derniers mois de l'année, alors que, selon Francis Armand, Lactalis l'avait acceptée. Leur offre matinale est donc inférieure au compromis de la nuit.  

 

POUR COMPRENDRE. Crise du lait: pourquoi ça va de mal en pis

 

Le groupe Laïta et la société Silav rémunèrent actuellement les éleveurs 290 euros la tonne, la laiterie Saint-Père, filiale d'Intermarché, débourse 300 euros les 1000 litres quand la tonne ...

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  • M107412 il y a 3 mois

    débouchés et non er désolé

  • M107412 il y a 3 mois

    La laiterie St Pére n'a pas suffisamment de déboucher, mon fils

  • dotcom1 il y a 3 mois

    Si la laiterie Saint-Père rémunère les éleveurs 300 euros les 1000 litres, pourquoi ne leur vendent-ils pas leur production au lieu de perdre leur temps avec Lactalis? Sans lait à transformer, Lactalis serait obligé de s'aligner pour répondre à la demande de ses clients. CQFD.

  • lorant21 il y a 3 mois

    On peut dire aussi que c'est un éco-système. La mort de l'un c'est la mort de l'autre.

  • ludpub il y a 3 mois

    D'un côté des producteurs qui se battent pour atteindre leur prix de revient.De l'autre le geant qui se bat pour conserver la marge qu'il ne veut pas devoiler en ne publiant pas ses comptes.Prix de marché ou pas, il n'est pas possible qu'une entreprise fasse de la marge supplémentaire grace aux pertes de ses fournisseurs, pertes dues à leurs investissements.

  • cracboui il y a 3 mois

    Economie de marché!!! Même si le groupe pense à lui avant ses fournisseurs, il ne peut pas payer plus que l'équilibre du marché propose.