Crise du lait : dis papa, c'est quoi Lactalis ?

le , mis à jour à 08:56
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Crise du lait : dis papa, c'est quoi Lactalis ?
Crise du lait : dis papa, c'est quoi Lactalis ?

Cette fois, la contestation s'étend au niveau national. Installés depuis une semaine devant le siège de Lactalis à Laval (Mayenne), les producteurs en colère ont levé le camp, sous le coup d'une menace d'expulsion, mais pas désarmé : de nouvelles actions ont été lancées hier devant une quinzaine de sites du groupe.

 

A l'appel de la FNSEA, les éleveurs réclament toujours une forte hausse du prix du lait, à 290 ou 300 € la tonne. Aujourd'hui, de nouvelles négociations auront lieu à la préfecture de Mayenne. Mais même si le dialogue reprend, le numéro un mondial de l'industrie laitière se montrera sans doute dur en affaires. Quelle est l'histoire de ce groupe à l'appétit dévorant ?

 

Un géant prescripteur pour le marché français

 

En France, Lactalis travaille avec 20 % des producteurs laitiers. « Lactalis est en position de force. C'est lui qui donne le la sur la fixation des prix pour toutes les autres laiteries », souligne Marion Cassagnou, analyste chez Agritel. D'où la crispation actuelle des producteurs et de la FNSEA.

 

Un groupe qui a le culte du secret

 

A la fois mystérieux et connu de tous. C'est le paradoxe. Lactalis possède des marques archiconnues : Président, Lactel, Salakis, Galbani, Bridel, Rocquefort Société, Camembert Lepetit, Celia... Pourtant, on ne sait rien de cet empire familial qui ne publie jamais de rapport d'activité. Pour ne pas avoir à divulguer ses comptes, la société préfère ne pas être cotée en Bourse. Mais la seule fois où Lactalis a été obligé de le faire, lors du rachat de l'italien Parmalat (en 2011), les observateurs ont découvert des bénéfices importants, avec une marge avoisinant les 10 %. « Personne ne connaît la véritable santé du groupe, avoue Jean-Marie Féronie, agroéconomiste indépendant. Ce qu'on sait, c'est qu'il y a une forte rentabilité. »

 

Une internationalisation fulgurante

 

En 2015, les ventes de ...

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  • tttt9 il y a 5 mois

    J'achète du lait bio et local; entre 1 Eur et 1.40 Eur le litre. Certains préfèrent acheter le dernier tél portable à 700 Eur.

  • akelacca il y a 5 mois

    Le vrai probleme est l'inadéquation entre offre et demande. Un représentant de la FNSEA le disait a la télé , la production de lait est trop importante au niveau européen. Hors, comme tout marché en surproduction, le seul moyen d'écouler les produits c'est de brader les prix.

  • canddide il y a 5 mois

    quand on arrive à arnaquer le fournisseur et le client, on a de grandes marges :-))