Crise du Golfe : le Qatar affirme pouvoir tenir «éternellement» malgré le blocus

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Crise du Golfe : le Qatar affirme pouvoir tenir «éternellement» malgré le blocus
Crise du Golfe : le Qatar affirme pouvoir tenir «éternellement» malgré le blocus

Le Qatar n'entend pas céder aux pressions. Malgré l'isolement imposé lundi par l'Arabie saoudite et ses alliés (Emirats arabes unis, Bahreïn, Egypte, Yémen), le riche émirat gazier a rappelé jeudi à l'AFP son autonomie. «Personne n'a le droit d'intervenir dans notre politique étrangère», a affirmé depuis Doha le ministre des Affaires étrangères, le cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani.

 

Alors que l'Arabie et ses alliés exigent que le pays «change de politique» et rejoigne notamment le front anti-iranien, le Qatar affirme même pouvoir résister «éternellement». Une réponse sous forme de provocation donc, alors que cette rupture s'est accompagnée d'un blocus économique de taille avec la fermeture des frontières terrestres et maritimes entre certains de ces pays et le Qatar, ainsi que des interdictions de survol aux compagnies aériennes qataries et de sévères restrictions aux déplacements des personnes.

 

Selon des experts, ce blocus risque d'avoir un lourd impact à court terme sur les importations de nourriture au Qatar. 40% de son approvisionnement alimentaire transite en effet par la frontière terrestre avec l'Arabie saoudite, aujourd'hui fermée.

 

Pas de menace d'escalade

 

Pas question toutefois, que la tourmente actuelle dégénère. «Une solution militaire n'est pas une option», a rappelé le chef de la diplomatie qatarie, alors que les pays occidentaux dont la France et les Etats Unis jouent l'apaisement. Le Qatar s'engage à sujet à «respecter» ses engagements internationaux. Il promet notamment de maintenir ses livraisons de gaz aux Emirats arabes unis, l'un des trois pays du Golfe à avoir rompu les liens avec Doha.

 

Les Emirats arabes unis justement, qui qualifient le Qatar de «champion de l'extrémisme et du terrorisme dans la région», ont demandé mercredi le respect des promesses faites lors d'une première crise en 2014, ainsi que la mise en place d'une ...

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