Crise des éleveurs : le casse-tête de l'étiquetage de la viande

le , mis à jour à 13:11
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Crise des éleveurs : le casse-tête de l'étiquetage de la viande
Crise des éleveurs : le casse-tête de l'étiquetage de la viande

Pièces de boucher, viande hachée, produits transformés… Comment savoir si ce qu’on mange vient de France ? Ce n’est pourtant pas faute de disposer, dans l’Hexagone, d’une myriade de labels, de logos ou d’étiquettes sur les emballages. « Il faut bien faire la différence entre l’étiquetage et le label, souligne-t-on dans l’entourage de Stéphane Le Foll, le ministre de l’Agriculture. L’étiquetage est une obligation réglementaire depuis le début des années 1990 pour indiquer l’origine de la viande. L’arsenal légal a été renforcé pour la viande bovine après la crise de la vache folle. Et il y a encore un an sous l’action de l’Union européenne. »

Et le label Viandes de France, mis en avant ces derniers jours ? « Il a été lancé lors du Salon de l’agriculture 2014, reprend-on au ministère. Mais, à la différence de l’étiquetage, c’est une incitation et non pas une obligation. » Car l’Etat ne peut pas l’imposer. L’Union européenne ne le permettrait pas, au nom de la libre concurrence. « C’est donc le fruit du travail des différentes professions, par le biais d’accords collectifs. » Pas facile de s’y retrouver.

Selon l’Institut de l’élevage, 23% de la viande bovine consommée provenait de l’étranger en 2014. En clair, 77% était d’origine France (quasi stable par rapport à 2012 et 2013). Si on mange beaucoup de bœuf « de chez nous », la traçabilité de la viande importée n’est-elle pas un faux problème ? Non. Car, quand on regarde dans le détail, les chiffres on un tout autre relief.

Toujours selon des statistiques de l’Institut de l’élevage (mais qui datent de 2011), 88 % des pièces de bœuf vendues en grandes surfaces étaient d’origine française. Idem en boucherie traditionnelle. La donne s’inverse pour les restaurants, cantines et selfs d’entreprise qui utiliseraient des pièces de bœuf importées dans 57% des cas. Et 39% des produits transformés ...

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  • bearnhar le jeudi 23 juil 2015 à 12:05

    Ils n'arretent pas de rajouter de la signalétique, il faut aussi afficher celle qui remplace le nom des morceaux, à la place on met " à braiser ", à " rotir ", " à poeler ", je sais pas quoi, on abèti le consommateur, cet affichage n'était pas nécessaire c'est du n'importe quoi.

  • frgillon le jeudi 23 juil 2015 à 11:50

    Chez Carrefour on trouve des produits sous l'étiquette Reflet de France.