Crise à EELV : un parti secoué par de profondes divisions

le , mis à jour à 00:51
1
Crise à EELV : un parti secoué par de profondes divisions
Crise à EELV : un parti secoué par de profondes divisions

L'heure de la scission (tant annoncée) à Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV) est-elle arrivée? Le coup d'éclat de François de Rugy, le co-président du groupe EELV à l'Assemblée qui a annoncé ce jeudi matin qu'il quittait le parti, aggrave la crise traversée par le parti écologiste. EELV est, depuis des mois, secoué par de profondes lignes de fracture. Les réformistes pro-gouvernement («opportunistes», disent leurs détracteurs) et les partisans de l'autonomie vis-à-vis du PS assortie d'une alliance rouge-verts («gauchistes», grincent leurs contempteurs) semblent irréconciliables.

En guise d'arbitres, des figures du parti qui ne cachent plus leur agacement face à ces divisions. «Les ambitions personnelles nous coulent», déplorait ainsi l'eurodéputée Michèle Rivasi, dans nos colonnes la semaine dernière. Et une secrétaire nationale nationale, Emmanuelle Cosse, qui admet ne plus savoir comment tenir ses troupes : «Taper du poing sur la table, je suis partisane de le faire mais ici je ne suis pas toujours écoutée.» Il faut dire que les divergences de vues ne sont pas minces. Il n'est qu'à recenser les sujets qui fâchent.

La participation au gouvernement. La discorde ne date pas d'hier. Dès l'instant où Manuel Valls est arrivé à Matignon, en avril 2014, la question d'en être ou pas a profondément divisé les cadres d'EELV. D'un côté, Cécile Duflot et Pascal Canfin, qui venaient de claquer la porte. De l'autre, les présidents des groupes parlementaires, Jean-Vincent Placé, Barbara Pompili et François de Rugy. Le bureau exécutif a fini par trancher en faveur du «niet» et les écolos par rester loin des ministères. Le débat n'est pas clos pour autant. A vrai dire, il ne l'a jamais été. Placé, par exemple, n'a jamais cessé de dire tout haut qu'il voulait en être. Et ce jeudi encore, alors que de Rugy claque la porte, ils sont nombreux à y voir la marque de son «ambition personnelle».

L'alliance avec le Front ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M3182284 le vendredi 28 aout 2015 à 00:57

    grosse hésitation sur le nouveau nom du parti! "action directe" , "fraction armée rouge" ou "brigades rouges"?