Cris voulait terminer à Lyon

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Cris voulait terminer à Lyon
Cris voulait terminer à Lyon

Cris, vous quittez donc Lyon...
Oui, c'est fait depuis hier soir (lundi). Je me suis mis d'accord avec Galatasaray. C'est une page qui se tourne, une autre qui commence à s'écrire. Je suis content et triste à la fois, parce que je quitte un club dans lequel j'ai joué huit ans, dans lequel j'ai vécu de belles choses que je vais garder dans mon c?ur. Tous les supporters ont été là aussi et c'est très dur de vous parler, en ce moment. Je suis ému, ce n'est pas évident de quitter ce club et cette ville. C'est le foot, ça change d'une minute à l'autre.

Comment se sont passées ces dernières heures ?
J'ai discuté avec eux hier après-midi, tout s'est bien passé et il n'y a pas eu de problème, ni entre l'OL et moi ni entre Galatasaray et moi. C'est un nouvel épisode dans ma vie et ma carrière. C'est un challenge. Bien sûr que je voulais finir ma carrière à Lyon mais cette proposition était intéressante pour moi et pour Lyon.

Comment avez-vous vécu vos dernières semaines à l'OL, entre les déclarations de Jean-Michel Aulas et votre mise à l'écart des deux derniers matchs ?
J'ai bien fini à Lyon, en gagnant le Trophée des Champions et deux victoires contre Rennes et Troyes : c'était parfait pour moi ! Par rapport aux propos du président, c'est du passé, ça a été dit. Hier, je l'ai eu au téléphone, on a bien parlé et il n'y a aucun problème entre nous. Lyon est un club qui va rester dans mon c?ur, je vais regarder les matchs...mais je ne suis plus là.

« Je laisse une bonne image »

Vous n'avez pas pu dire au revoir aux supporters comme Hugo Lloris. Est-ce un regret ?
Oui, j'aimerai bien dire au revoir aux supporters au stade. C'est un regret, mais on n'a pas eu le temps. Peut-être qu'un jour je reviendrai, peut-être au nouveau stade. Je ne garderai que des bons souvenirs avec les supporters qui ont toujours été sympas avec moi, toujours avec moi. Je garde en tête l'image d'une banderole en brésilien quand ma fille est née. Je les aime beaucoup.

Qui voulez-vous remercier au club ?
Une personne a beaucoup compté pour moi : c'est Bernard Lacombe. J'ai toujours eu confiance en lui. Il m'a soutenu, il m'a aidé quand je suis arrivé et il est venu me chercher au Brésil. C'est mon papy ! On se parle presque tous les jours, au club ou par téléphone.

Vous pouvez revenir à Lyon après votre carrière. Est-ce une volonté ?
Pourquoi pas... Avec tout ce que j'ai vécu ici, les portes sont ouvertes. Je laisse une bonne image ici et on verra plus tard. J'aimerai bien revenir.

« Grâce à Lyon, j'ai joué une Coupe du Monde en 2006 »

Comment se sont passés les adieux dans le vestiaire ?
C'est un moment très dur de parler dans le vestiaire, d'autant qu'il n'y avait pas les internationaux. On vit ensemble toute la saison, on passe des moments agréables, difficiles.... C'est dur ! Mais j'ai réussi quand même.

Que connaissez-vous de votre nouveau club, Galatasaray ?
J'ai parlé avec Felipe Melo, milieu de terrain brésilien du club et aussi avec Taffarel, l'ancien gardien qui est resté là-bas. Je connais un peu, j'arrive ce soir. Je vais retrouver Elmander e Milan Baros : on essaiera de tout donner.

Quels sont vos meilleurs moments à Lyon ?
J'ai passé de très bonnes années ici. Aujourd'hui, il y avait Eric Abidal dans le vestiaire et on s'est souvenu de plein de choses. Je crois que les deux matchs contre le Real Madrid à Gerland étaient formidables : l'ambiance était magnifique, l'équipe était concentrée, le score... C'était magnifique ! Je remercie Lyon parce que grâce à Lyon, j'ai joué une Coupe du Monde en 2006. C'est un rêve pour tous les joueurs.

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