Crimes contre la nature : profitables et sans risques

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Le tigre de Sumatra, en voie d'extinction. Au marché noir, une peau de tigre se négocie 62 000 dollars, soit le double d?un kilo de cocaïne. 
Le tigre de Sumatra, en voie d'extinction. Au marché noir, une peau de tigre se négocie 62 000 dollars, soit le double d?un kilo de cocaïne. 

Au marché noir, une peau de tigre se négocie 62 000 dollars, soit le double d'un kilo de cocaïne. Les peines dérisoires, en comparaison à celles du trafic de drogue, incitent les criminels à poursuivre leur ascension lucrative. Qu'il s'agisse de la production industrielle illégale, du trafic des déchets, d'espèces menacées ou de la déforestation, les atteintes contre l'environnement constituent la quatrième source de revenus du crime organisé. « Les entreprises ont un rôles essentiel, estime André Viau, président d'honneur du Forum international des technologies et de la sécurité (FITS). Elles sont les premières victimes de la concurrence déloyale des réseaux criminels et commencent à proposer des moyens technologiques efficaces de sécurité et de surveillance. Certains armateurs, par exemple, ont compris qu'il fallait des transports fiables, car, en cas de pépin, c'est leur image et leur responsabilité financière qui est en jeu. »

Écocrime et écocide

La conférence « Sécurité et crime contre l'environnement » réunit des experts de la criminalité (Interpol) ainsi que des juristes qui ont planché sur des propositions visant à mieux sanctionner les crimes contre l'environnement. Depuis cinq ans, un certain nombre de rapports nationaux et internationaux alarmants (alarmiste ?) a mis en évidence, à grand renfort de chiffres, la façon dont mafias, triades, cartels investissent ce secteur fructueux, mal surveillé et peu...

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