Crimée : "Quel que soit notre futur, la saison est foutue"

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La baie de Yalta, un paradis pour les touristes russes et ukrainiens de l'Ouest.
La baie de Yalta, un paradis pour les touristes russes et ukrainiens de l'Ouest.

Alouchta. Sur la terrasse vide, Katia, 28 ans, attend le client. En plein centre de la promenade face à la mer Noire, elle tient le bar et le restaurant en l'absence de son père, "monté" à Simferopol, la capitale de la Crimée, pour régler des affaires pressantes. D'Alouchta à Foros en passant par Yalta et Aloupka, tous les commerçants de la "Riviera" de Crimée se posent la même question : avec une telle confusion politique, comment sera la "saison" cette année ? "Mon mari est mécanicien, il me dit qu'il a déjà beaucoup moins de travail : depuis plusieurs jours, au lieu de faire réparer leurs voitures, les gens économisent, attendent et ne prévoient pas de grand déplacement. C'est plutôt mauvais signe....""Stop à Maïdan"Pourtant, sous un soleil timide, la vie semble se dérouler ici comme d'habitude : la fille de Katia, 10 ans, vient de rentrer de l'école et s'apprête à rejoindre sa leçon de danse ; des retraités jettent du pain sec aux mouettes ; de joyeux drilles passent en chantant, des canettes de bière à la main. Pas un seul uniforme de soldat en vue dans cette petite station balnéaire, et si les drapeaux russes ne flottaient pas à côté de la statue de Lénine, on aurait presque l'impression que rien n'a changé en Crimée. Seul un panneau publicitaire donne discrètement le ton : on y voit des manifestants portant des panneaux "STOP" et ce commentaire : "Stop à Maïdan. La Crimée est pour la stabilité. Non à...

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