Crimée : au référendum de dimanche, on pourra voter «oui» ou «oui»

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Crimée : au référendum de dimanche, on pourra voter «oui» ou «oui»
Crimée : au référendum de dimanche, on pourra voter «oui» ou «oui»

Dimanche, à l'initiative du Parlement de Crimée, un referendum est organisé pour décider du rattachement ou non de la péninsule à la Fédération de Russie, ouvrant la possibilité d'une annexion par Moscou.  Alors que les troupes russes ont envahi ce territoire ukrainien séparatiste depuis deux semaines, de nombreuses voix s'élèvent contre la légalité de ce scrutin, dont l'issue ne fait guère de doute, la large majorité des habitants étant russophone et russophile.  D'autant  que les modalités de cette consultation, organisée à la va-vite en dix jours, laissent craindre de nombreuses irrégularités que le contexte politique, très tendu, ne semble pas en mesure d'empêcher.

Un scrutin «illégal» selon les Occidentaux, «légitime» selon Poutine. Barack Obama a «rejeté complètement» le projet de réferendum, mis en oeuvre «à la va-vite». De son côté, François Hollande a prévenu la semaine dernière qu'il ne pouvait y avoir de réferendum «sans que l'Ukraine elle-même n'ait décidé de l'organiser». La chancelière Angela Merkel, pourtant d'abord partisane du dialogue avec la Russie, a dit à Poutine que le référendum sur la Crimée était «illégal». Les membres du Conseil de sécurité se réuniront d'ailleurs samedi matin en urgence pour voter sur une résolution occidentale dénonçant le référendum. Le président russe a de son côté rappelé que les autorités pro-russes étaient «légitimes» et que «les mesures prises par les autorités légitimes de Crimée étaient basées sur les normes du droit international».

VIDEO. Crimée : «un référendum illégal ne peut être juste»

Un bulletin de vote «oui» ... «oui». Ecrit en trois langues (russe, ukrainien, tatar), le bulletin propose aux votants de répondre à deux questions. La première : «êtes-vous favorable au rattachement de la République autonome de Crimée à la Fédération de Russie?». La seconde : «Etes-vous favorable au ...

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