Creuse: la justice suspend l'autorisation d'exploiter une «Ferme des mille veaux»

le
1
Creuse: la justice suspend l'autorisation d'exploiter une «Ferme des mille veaux»
Creuse: la justice suspend l'autorisation d'exploiter une «Ferme des mille veaux»

Un revers pour la Ferme des 1000 veaux. Le centre d'engraissement bovin en Creuse a été suspendu par la justice ce vendredi. La décision donne raison aux opposants de cette «Ferme des mille veaux», qui considèrent que l'autorisation d'exploiter est «caduque» car le délai imparti de trois ans est dépassé. 

 

Dans un jugement vendredi, au lendemain de l'audience, le tribunal administratif de Limoges, saisi en référé par le collectif L-PEA (Lumière sur les pratiques d'élevage et d'abattage), a «enjoint au préfet de la Creuse de constater la caducité» d'un arrêté du 8 janvier 2013. Celui-ci donnait autorisation d'exploitation du centre à Saint-Martial-le-Vieux à la SAS Alliance Millevaches. 

 

Et en effet, cette exploitation devait intervenir sous trois ans, jusqu'au 9 janvier 2016. Passée cette date, le collectif avait d'abord demandé lui-même au préfet de «constater» que l'autorisation était désuète. Une requête restée sans suite, équivalente à une «décision implicite de rejet», que le tribunal a «suspendue» ce vendredi 29 juillet. 

 

«Une première victoire» contre la ferme-usine

L'Atelier d'engraissement bovin collectif de Saint-Martial est un projet limousin porté depuis plusieurs années par de nombreux éleveurs de Creuse et de Corrèze. Il peut accueillir 1 000 bêtes, des broutards (des veaux de 8-9 mois) engraissés sur place plusieurs mois avant abattage. Les éleveurs sont soutenus par les chambres d'agricultures et les communes locales. Ces derniers mois, le chantier du centre se poursuivait et une dizaine de veaux sont arrivés. L-PEA a fait d'ailleurs fait constaté leur présence par huissier. 

 

Le centre a déjà reçu plusieurs subventions de l'Etat, notamment au titre de reconversion d'un ancien site militaire. Mais aussi des collectivités locales: fin 2015, il a perçu 325 000 euros de l'ex-région Limousin pour une unité de méthanisation attenante à ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mlaure13 il y a 12 mois

    No comment...ça vous va...???...:-(((