Créteil : Froger raconte son agression

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Créteil : Froger raconte son agression
Créteil : Froger raconte son agression

Thierry Froger est revenu mercredi sur l'agression qu'il a subie fin août dans les couloirs du stade Duvauchelle et qui lui vaut d'être en arrêt de travail jusqu'au 20 septembre prochain. Sans aucune garantie de conserver son poste.

Thierry Froger est en arrêt de travail jusqu’au 20 septembre prochain. La raison ? Une agression subie fin août dans les couloirs du stade Duvauchelle, à deux pas de son bureau, et ce devant deux salariés du club. L’entraîneur de Créteil ne s’était pas encore exprimé depuis, mais est sorti de son silence, mercredi sur RMC, et a raconté cette agression pour la première fois. « Sur mon lieu de travail, une personne, qui ne souhaitait pas me dire bonjour et que j’ai interpellée pour savoir ce qu’elle faisait là, m’a mis une baffe qui m’a fait reculer de deux mètres. C’était en présence de deux salariés du club, face au vestiaire des joueurs et à quelques mètres du vestiaire du staff. J’ai porté plainte », explique Froger, qui ne comprend pas pourquoi les deux salariés du club en question ne soutiennent pas sa version alors qu’ils ont assisté à la scène.

« Ce sont des salariés du club mais ils soutiennent la version de la personne en face. Ils ont dit que je lui avais dit : « Dégage ! » Mais quand je leur montre cette photo (prise par les caméras de surveillance placées dans les couloirs), ils ne savent pas pourquoi je suis comme ça. (…) L’agresseur les connait et ils le connaissent. Il y a des images où ils font la route ensemble en discutant entre la salle de kiné et le vestiaire. Je vais vous dire pourquoi il (son agreseur) était au stade ? Il était venu se faire un strap chez le kiné des pros en présence des joueurs. Il a traversé le couloir pour aller dans la partie réservée aux professionnels et la scène s’est passée là. »

L’ancien coach de Reims, qui regrette que Noël Le Graët, le président de la FFF, « n’ait rien fait », sait que ses dirigeants sont à la recherche d’un nouvel entraîneur, mais il ne perd pas de vue de retrouver le banc de touche une fois son arrêt de travail terminé. « Je lui ai dit qu’il faisait ce qu’il voulait en tant que président. Il me dit que j’aurai un poste quand je reviendrai. Mais mon poste, c’est entraîneur. Ça fait 23 ans que je fais ça et j’ai les compétences pour (…) Je veux travailler. Le projet est monté depuis juin, les gens me disent que c’est intéressant et on me prive de mon travail. Ça me fout en rogne. J’ai envie de travailler à Créteil. » Mais l'espoir semble très mince.

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