Crédit Suisse abaisse à nouveau les coûts

le
0
CRÉDIT SUISSE ABAISSE À NOUVEAU LES COÛTS
CRÉDIT SUISSE ABAISSE À NOUVEAU LES COÛTS

par Joshua Franklin et Brenna Hughes Neghaiwi

ZURICH (Reuters) - Crédit Suisse a annoncé mercredi plus d'un milliard de francs suisses (924 millions d'euros) de réductions des coûts additionnelles, le directeur général Tidjane Thiam tentant de s'adapter aux conditions difficiles qui entravent la restructuration de la deuxième banque suisse.

Crédit Suisse a abaissé son objectif de base de coûts opérationnels de 2018 à moins de 17 milliards de francs contre moins de 18 milliards. La banque a également revu en hausse l'objectif d'économies nettes à plus de 4,2 milliards de francs d'ici la fin 2018 contre 3,2 milliards.

Crédit Suisse, qui tient une journée investisseurs ce mercredi, a également abaissé son objectif de bénéfice imposable de 2018 des divisions Asie-Pacifique et Gestion de fortune à 1,6 milliard et 1,8 milliard de francs suisses respectivement.

L'objectif précédent des deux divisions était de 2,1 milliards de francs. La banque a confirmé un objectif de 2,3 milliards de francs pour la Suisse en 2018, segment qui doit être partiellement introduit en Bourse l'an prochain.

La banque n'a rien dit quant à d'éventuelles suppressions de postes qui s'ajouteraient aux 6.000 emplois détruits prévus cette année, se contentant de préciser qu'à la date du 4 décembre, l'objectif avait été dépassé avec 6.050 postes supprimés.

Le journal Schweiz am Sonntag rapportait que la banque annoncerait encore 1.000 à 1.300 licenciements en Suisse.

Crédit Suisse a également révisé en baisse son objectif de ratio de fonds propres CET1 à fin 2018 à 11%-12% contre 13% à peu près.

Depuis qu'il a pris la direction de la banque en juillet 2015, Tidjane Thiam recentre l'établissement sur la gestion de fortune, au détriment de l'activité banque d'investissement jugée plus inconstante.

Au vu des conditions de marché difficiles, la banque compte réaliser ses objectifs de résultats par le biais de réductions de coûts plutôt que par la croissance des revenus, a expliqué la banque.

(Wilfrid Exbrayat pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant