Crédit lyonnais : l'Etat va emprunter 4,5 milliards pour solder la facture

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Crédit lyonnais : l'Etat va emprunter 4,5 milliards pour solder la facture
Crédit lyonnais : l'Etat va emprunter 4,5 milliards pour solder la facture

Des années Mitterrand à la présidence Hollande en passant par les gouvernements Juppé, Jospin et Fillon, aucun pouvoir n'aura échappé à ce cauchemardesque et tentaculaire dossier. Trente ans après avoir été nationalisé et vingt ans après avoir failli emporter le système bancaire international dans sa chute, le Crédit lyonnais empoisonne toujours la vie politique française. L'affaire va même, dans quelques jours, revenir sur les devants de la scène.

Selon nos informations, le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, et son homologue du Budget, Bernard Cazeneuve, s'apprêtent à lancer une action décisive dans ce dossier. Plus précisément, un des articles de la loi de finances rectificative de 2013 qu'ils présenteront mercredi en Conseil des ministres autorisera l'Agence France Trésor ? le service de Bercy chargé de la dette ? à emprunter 4,5 Mds? sur les marchés financiers. Objectif : lever les fonds nécessaires au remboursement des dernières dettes générées par la quasi-faillite de cette banque publique en 1993 (voir ci-contre). Si le Parlement accepte la mesure, l'Etat mettra donc un point final au volet financier de ce naufrage industriel.

Un sauvetage à 14,7 Mds?

L'heure est venue de faire les comptes. Au total, le sauvetage du Lyonnais aura coûté la bagatelle de 14,7 Mds? à l'Etat. A titre de comparaison, cela représente une facture moyenne de 223 ? par Français ou de 812 ? par contribuable imposé?

Si le volet financier de l'affaire se referme, cela ne signe, cependant, pas la fin de l'histoire. Dans cette rocambolesque affaire rythmée par les soupçons de maquillage de comptes, les investissements hasardeux et les placements à risques, le feuilleton judiciaire continue. La structure mise en place par l'Etat pour gérer l'héritage du Crédit lyonnais (le CDR) a encore quelques contentieux. Notamment l'épineux dossier de l'affaire Tapie-Crédit lyonnais . Ce volet ...

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  • pichou59 le dimanche 10 nov 2013 à 14:08

    la dette issue du naufrage du Crédit Lyonnais ou LE SCANDALE DU SIECLE : où sont-ils les responsables solcialos de l'époque : RECASés comme d'habitude ------ et puis si on parlait de DEXIA : même remarque : les anciens administrateurs ont démissionné RECASés comme d'habitude (on les retrouvent au Sénat.....) et puis on leur donnerai le bon dieu sans confession , tous ces donneurs de leçons profiteurs , cumulards....

  • lsleleu le dimanche 10 nov 2013 à 12:48

    Je n'entends pas les socialistes se plaindre de "l'héritage" et pour cause : c'est la suite d'une gestion aventureuse après l'idiotie de la nationalisation sous M.Mitterrant

  • mittix le dimanche 10 nov 2013 à 12:45

    Demain j'ouvre un compte au LCL et je les plante de 812 euros

  • lleonar2 le dimanche 10 nov 2013 à 12:19

    S'il doit récupérer ses action ADIDAS ça risque de coûter 2 milliards à l'état, autant les emprunter tout de suite .....lol

  • manta92 le dimanche 10 nov 2013 à 12:16

    Dire qu'une fois le contentieux Tapie réglé, on risque de payer bien plus cher encore pour dédommager l'homme d'affaire... Et là la responsabilité sera sur les épaules de ce gouvernement qui déteste l'argent mais qui ne sait pas gérer le sien...

  • janaliz le dimanche 10 nov 2013 à 11:27

    Urba, Bérim, CL, et tout le reste.. Le prodigieux bilan de la socialie du collabo et de ses acolytes et descendants. Et Peyrelevade fait le beau alors qu'il a trempé les mains dans la soupe...

  • LeRaleur le dimanche 10 nov 2013 à 11:11

    Et tout ça à cause de Trichet qui en était le PDG.

  • knbskin le dimanche 10 nov 2013 à 10:57

    .../... dégringolade (relative, évidemment) avec de plus en plus d'impôts, de dettes, de chômeurs et d'inutiles grassement payés ... :(

  • knbskin le dimanche 10 nov 2013 à 10:55

    Ben oui, frk987 (Bonjour !) La nationalisation de tout le système financier (banques et assurances) était "le socle" de la magnifique politique de "rupture avec le capitalisme" de Mitterrand, qui devait emmener la France vers des lendemains enchantés "la Suède plus les nationalisations ..." (je reprends les slogans de l'époque). On a vu la suite : une longue .../...

  • frk987 le dimanche 10 nov 2013 à 10:12

    Le problème de fond du CL c'était que cette fripouille de Mitterrand obligeait cette banque nationalisée à racheter toutes les boutiques en faillite pour masquer les chiffres du chômage de l'époque. C'est un problème socialiste qui devrait être payé uniquement par le PS.