Crédit immobilier : la «parenthèse enchantée» continue

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Les réseaux d’agences immobilières constatent une embellie de leurs transactions sur l’immobilier ancien. En France, la quantité de financement par emprunt augmente, à 81% du montant global de l’acquisition, contre 75,5% à la même période l’an dernier.

La «parenthèse enchantée» s’est poursuivie sur un marché immobilier ancien toujours dopé par les taux bas, estiment trois réseaux d’agences, au vu de transactions qui continuent à s’étoffer, de prix contenus et de délais de transactions raccourcis. Le réseau Guy Hoquet L’Immobilier (450 agences), filiale du groupe Nexity, a vu ses volumes de ventes bondir de 16,2% en France au troisième trimestre 2016, comparé à la même période un an plus tôt, selon des chiffres publiés mardi.

De son côté le réseau Century 21 (850 agences, lui aussi filiale de Nexity) annonce mardi une progression de ses transactions de 9,8% sur la période, tandis que son concurrent Laforêt (700 agences) affiche une hausse de 14%. «Les taux n’ont jamais été aussi bas, les banques offrent même à leurs clients de renégocier leurs crédits pour les aligner aux prix actuels du marché de l’emprunt, tandis que les prix, si on les compare aux années précédentes, sont dans une tendance baissière», observe Fabrice Abraham, directeur général de Guy Hoquet.

Selon l’observatoire Crédit Logement/CSA, les taux d’intérêt des crédits immobiliers accordés aux particuliers par les banques en France sont tombés à 1,48% en moyenne en août. «Nous vivons ce qu’on appelle une parenthèse enchantée» dit M. Abraham. Quel que soit leur âge, les Français «utilisent au maximum le levier du crédit», observe Laurent Vimont, président de Century 21. Sur tout le territoire, la quantité de financement par emprunt augmente, à 81% du montant global de l’acquisition, contre 75,5% à la même période l’an dernier.

Un encadrement des loyers «sans effet»

Et les investisseurs, aidés par le dispositif fiscal «Pinel», sont toujours «très actifs», en réalisant environ 18% des achats, tant chez Century 21 que Guy Hoquet. «Alors que l’annonce de l’encadrement des loyers avait créé une inquiétude», Fabrice Abraham ne voit «pas de retrait marquant» des futurs bailleurs, «cet investissement restant privilégié sur le long terme». Dans ce contexte porteur, les réseaux d’agences immobilières observent des délais de ventes plus courts à l’échelle nationale: ils passent de 92 à 89 jours en moyenne chez Guy Hoquet, et 90 jours chez Century 21 (-5 jours). Dans la capitale, ces délais sont encore plus courts: 65 jours (-2 jours) chez le premier, 67 jours (-5 jours) chez le deuxième.

Malgré cette activité soutenue, «les prix restent sages» observe Guy Hoquet, avec une progression de 1,5% à 2.400 euros le m2 au 3e trimestre sur un an (+2,7% à Paris à 8.149 euros le m2 mais +0,3% en province). Century 21 parle de «hausse contenue de 2%», à 2.459 euros le m2 en France - tandis que Laforêt enregistre +1,3% à 2.774 euros le m2 en moyenne. «Il ne s’agit pas d’une réelle remontée, mais d’un rééquilibrage après quatre années de baisse», analyse M. Abraham. «D’ailleurs, nous voyons déjà que sur les trois dernier mois, leur progression s’essouffle».

Selon lui, acquéreurs et vendeurs ont tout intérêt à concrétiser leurs projets, car dans les années à venir, la Banque centrale européenne (BCE) demandera aux banques françaises d’exiger plus de garanties de leurs clients et de proposer davantage de taux variables, pour s’aligner sur la norme européenne.

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