Crédit Agricole SA : une sortie du rouge en bonne voie

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(lerevenu.com) - Le deuxième trimestre de Crédit Agricole SA, la structure cotée du groupe mutualiste, n'a pas été obéré par des éléments exceptionnels, à la différence de la même période de 2012, un trimestre affecté de lourdes dépréciations liées à la filiale grecque Emporiki. Le directeur général, Jean-Paul Chifflet, prévoit donc, pour l'exercice complet, un résultat «significativement positif», alors que 2012 s'était soldée par une perte nette de 6,47 milliards d'euros.

Crédit Agricole SA fait état d'un bénéfice net (part du groupe) trimestriel de 696 millions d'euros, alors que le consensus prévoyait 568 millions. Au deuxième trimestre 2012, le bénéfice net s'était limité à 56 millions d'euros, du fait de 405 millions de pertes occasionnées par des activités arrêtées ou en cours de cession. Certes, les revenus du groupe ont diminué de 0,9% à 4.386 millions d'euros, mais les analystes n'anticipaient qu'un produit net bancaire de 4.248 millions. L'amélioration du résultat tient beaucoup à la baisse de 2,9% des charges d'exploitation (2.900 millions d'euros), grâce à la diminution de 9,5% des frais de personnel. Au deuxième trimestre, les effectifs de Crédit Agricole SA ont diminué d'environ 8.000 postes, la moitié de ce chiffre découlant de la cession de la filiale grecque Emporiki, puis 700 postes dans le courtier Cheuvreux absorbé par le concurrent Kepler.

L'activité de banque de détail, s'est bien comportée dans les caisses régionales (+3,4%), mais un peu moins bien (-4,1%) dans le réseau LCL (ex-Crédit Lyonnais) et à l'international (-5,1%). La collecte a été très bien orientée, notamment dans les livrets d'épargne (+13,1%). L'autre bonne surprise du trimestre a été la forte croissance (+23,6%) des revenus de la banque de financement et d'investissement (550 millions d'euros), grâce aux activités liées aux instruments de taux d'intérêt. En termes de solvabilité, le Crédit Agricole met en avant un ratio de fonds propres «durs» (capital et bénéfices mis en réserve rapportés aux crédits consentis) de 10%, donc en avance sur cet objectif qu'elle s'était fixé pour la fin 2013. Et le ratio de levier qui sera exigé (3%) à partir de 2018 par les normes internationales de Bâle III ressort à 3,5%, il est donc d'ores et déjà respecté.

Le cours de Bourse actuel fait apparaître une décote de 52% par rapport aux fonds propres, fait remarquer CM-CIC Securities, ce qui en fait un investissement attrayant. Le courtier fait valoir le redressement bénéficiaire et la faible part (15%) du résultat net des métiers tiré des activités de banque de financement et d'investissement.

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