Crèches de Noël, niqab... Valls sur le terrain miné de la laïcité

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Le Premier ministre répondait à une question de Valérie Pécresse qui s'insurge qu'un homme d'affaires algérien paient les contraventions des femmes intégralement voilées à leur place.
Le Premier ministre répondait à une question de Valérie Pécresse qui s'insurge qu'un homme d'affaires algérien paient les contraventions des femmes intégralement voilées à leur place.

Manuel Valls avait fait partie des rares députés socialistes à avoir approuvé la loi anti-burka proposée en 2010 par Jean-François Copé sous le mandat de Nicolas Sarkozy (Hollande n'avait pas voté). C'est en s'appuyant sur ce fait que la députée UMP Valérie Pécresse a proposé, mardi, à l'occasion des questions au gouvernement, de renforcer le dispositif législatif sur ce point. Manuel Valls a refusé d'alimenter ce débat considérant "la très grande fragilité" de la société française. Valérie Pécresse réagissait au fait que la loi de 2010 était vidée de sa portée par le comportement d'un individu, Rachid Nekkaz, qui a pris à sa charge de payer lui-même les amendes des femmes contrevenantes. La sanction pécuniaire a été "sciemment contournée dans le but revendiqué de défier nos institutions", insistait, mardi, la députée UMP dans l'hémicycle. Rachid Nekkaz, un homme d'affaires algérien, avait annoncé qu'il se rendrait cette semaine à la trésorerie des Yvelines pour payer lui-même sa "878e amende anti-burka à la place de la femme qui a été verbalisée", précisait l'élue des Yvelines. Ce sont ainsi 180 000 euros que Nekkaz aurait acquittés depuis avril 2011. Rachid Nekkaz agit, selon ses dires, au nom de la liberté de se vêtir à travers l'association Touche pas à ma constitution.Un "piège"Afin de faire cesser cette "provocation", Valérie Pécresse ainsi que trente-huit députés UMP (Ciotti, Douillet, Wauquiez,...

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