Crèche Baby-Loup : la cour d'appel rendra sa décision le 27 novembre

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Crèche Baby-Loup : la cour d'appel rendra sa décision le 27 novembre
Crèche Baby-Loup : la cour d'appel rendra sa décision le 27 novembre

Cette crèche de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) est désormais connue de tout l'hexagone. Elle est devenue le symbole des discordes autour de l'application d'une stricte laïcité dans les entreprises privées, à travers un conflit du travail. Le licenciement de Fatima Afif, ex-directrice adjointe de l'établissement qui refusait de retirer son voile islamique contre l'avis de sa hiérarchie, a fait l'objet d'un nouveau procès ce jeudi devant la cour d'appel de Paris, après son annulation le 19 mars dernier par la Cour de cassation. La cour d'appel ne rendra son arrêt que le 27 novembre.

Lorsque la Cour de cassation avait annulé ce licenciement, estimant que l'interdiction du voile islamique ne pouvait s'appliquer qu'aux lieux publics et non dans un établissement privé tel que Baby Loup, son arrêt avait été très controversé. «S'agissant d'une crèche privée», ce licenciement constituait «une discrimination en raison des convictions religieuses», avait déclaré la Cour. Le gouvernement lui-même avait regretté un tel avis et avait envisagé de légiférer. L'Observatoire de la laïcité a depuis estimé qu'il valait mieux ne pas. Ce jeudi, la cour d'appel de Paris rejuge donc cette affaire sur le fond, comme le permet la procédure.

«On teste notre République !»

Fait rarissime, le procureur général François Falletti et le premier président de la cour Jacques Degrandi siègent à la cour d'appel, conférant à cette audience la plus grande solennité. Le procureur général entend demander aux magistrats de résister à la décision de la Cour de cassation. La tension était palpable dès l'ouverture l'audience. Fatima Afif est arrivée en retard, le visage entouré de son voile. Puis son avocat, Me Michel Henry, a interpellé les magistrats pour leur faire part de ses doutes sur l'impartialité de la cour. Selon «les rumeurs du palais», a-t-il avancé, le premier président de la cour souhaiterait lui aussi ...

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