Création de l'appellation «restaurant» : six syndicats professionels disent non

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Création de l'appellation «restaurant» : six syndicats professionels disent non
Création de l'appellation «restaurant» : six syndicats professionels disent non

Ils disent craindre pour l'emploi dans leur secteur. Six organisations professionnelles de l'hôtellerie-restauration sont opposées à la création d'une appellation «restaurant» et «restaurateur» dont seuls bénéficieraient les lieux où le repas est cuisiné sur place à partir de produits bruts. Ils réagissent à une proposition du Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, le Synhorcat, qui pourrait donner lieu à une proposition de loi du député UMP Daniel Fasquelle sous forme d'un amendement au projet de loi Hamon sur la consommation qui sera débattu en juin.

L'UMIH, principale organisation du secteur et les syndicats GNC, SNARR, SNRPO, SNRTC et CPIH, qui représentent également les fast-food, les chaînes d'hôtels, les cafétérias et les chaînes de restaurants, rappellent qu'«un restaurant est un établissement où l'on sert des repas moyennant paiement». Pour eux, l'usage restrictif du mot «restaurant» aurait «des conséquences dramatiques en termes d'emplois, notamment chez les jeunes» alors qu'un quart des 700 000 salariés du secteur a moins de 25 ans.

En effet, selon le syndicat Synhorcat, qui défend la création de cette appellation, 10% des établissements seraient contraints d'abandonner l'étiquette «restaurant» si la réglementation était mise en place, surtout des chaînes et des restaurants franchisés.

Risque de «confusion dans l'esprit du public»

Les six syndicats estiment aussi que cette appellation restrictive risquerait «de créer une complète confusion dans l'esprit du public, des clients et surtout des touristes internationaux».

Pour le Synhorcat, l'objectif de cette appellation restrictive est pourtant de mettre en valeur les établissements qui font le choix de la qualité. En revanche, les six organisations syndicales sont favorables à la création d'un statut d'«artisan-restaurateur» allant dans le même sens, et discuté en ce moment à Bercy.

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  • M5319573 le jeudi 30 mai 2013 à 18:46

    il suffirait simplement de créer un sigle indiquant le "fait maison" certifié car y en a marre des ouvreurs de boîtes ou de sachets qui, en plus, ont des prix prohibitifs compte tenu des tarifs qui leur sont accordés par Métro ou similaires...aussi privilégier les cartes courtes & menus du jour.. prohiber les cartes trop fournies qui, manifestement, ne peuvent pas être préparées le jour même..

  • jcan13 le jeudi 30 mai 2013 à 18:39

    Comme ça ils vont pouvoir continuer à vendre leur S.A.L.O.P.E.R.I.E

  • M5005891 le jeudi 30 mai 2013 à 18:18

    Restaurant ou Débit de plats.

  • M5005891 le jeudi 30 mai 2013 à 18:18

    Oui, que l'on nous dises vraiment ce que l'on nous fait manger. Restaurant ou Bouiboui, là nous pourrions enfin choisir en connaissance de cause.Y en a marre de manger de la M.e.r.d.e au prix fort sans le savoir vraiement.

  • frk987 le jeudi 30 mai 2013 à 18:07

    suite : Perso je ne connais qu'un resto qui indique : plat du jour et point final !!!!, c'est fait le matin et consommé le jour, mais .................

  • frk987 le jeudi 30 mai 2013 à 18:06

    C'est sûr que 99% des restos doivent baliser, imaginons un instant l'interdiction d'avoir un congélateur et un micro ondes pour avoir droit à la vraie appellation RESTAURANT, comme pour le pain il y a pain chaud et boulanger, il devrait y avoir l'appellation RESTAURANT et lieu d'alimentation industrielle....mais ne rêvons pas, les gens adorent voir une carte avec 100 plats différents..................