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Création d'un « passeport vert » de la biodiversité ultra-marine :
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L'Outre-Mer abrite une biodiversité d'une richesse exceptionnelle, mais qui est en danger. Le tourisme n'arrange rien. Aussi, pour avertir les visiteurs, consacrer la protection de l'environnement mais aussi promouvoir les trésors des territoires français ultra-marins, les ministères de l'Outre-mer, de l'Écologie et du Tourisme ont publié un « passeport vert ». Une bonne façon aussi de rappeler l'importance du tourisme éco-responsable.Constitué de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Martinique, de Mayotte, de la Réunion, de la Nouvelle-Calédonie, de Mayotte, de Wallis-et-Futuna, de Saint-Pierre-et-Miquelon, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, de la Polynésie et des Terres antarctiques et australes françaises, l'Outre-mer regroupe 80% de la biodiversité marine de notre pays. Il représente aussi 97% de notre espace maritime - le deuxième plus vaste au monde - et quelque 13 000 espèces endémiques. Pour protéger ces incroyables richesses, le gouvernement a décidé de mettre en place un petit guide destiné à sensibiliser les touristes sur leur importance. « Cette richesse naturelle est un grand atout des territoires d'outre-mer. Son utilisation durable, en cohérence avec le développement des activités humaines, et notamment touristiques, est un enjeu important », résume ses auteurs.
Le tourisme, lui, est une activité essentielle pour l'économie de l'Outre-mer. « En raison de son importance économique et de son poids en matière d'emploi, le tourisme est un secteur d'avenir pour les Outre-mer », confirme le manuel. Mais si rien n'est fait, « d'ici un siècle, des centaines d'espèces connues pourraient disparaître ». Et de souligner qu'« en France, en métropole comme en Outre-mer, 378 espèces animales et 486 espèces végétales remarquables sont menacées ».
De près de 60 pages, le guide présente des fiches descriptives sur chaque territoire. Il réexplique également ce qu'est un écosystème ou la biodiversité, deux termes bien connus des éco-citoyens. La piqûre de rappel n'est cependant pas inutile, puisque « selon un eurobaromètre publié en 2010, seuls 38 % des Européens (connaissaient) le sens du mot "biodiversité". Par ailleurs, 28 % disaient avoir déjà entendu le terme mais ne savent pas de quoi il s'agit ».
Il propose en outre dix « règles » simples. Le respect des espaces naturels par exemple, ou encore la préservation des récifs coralliens, en évitant leur collecte ou leur intoxication avec de la crème solaire. Les touristes sont également invités à rapporter leurs déchets de promenade ou à préférer les produits locaux, et le « passeport vert » rappelle judicieusement que certains animaux ou plantes ne peuvent être rapportés. Parce que « nos actions, y compris en vacances, ont un impact sur notre environnement », cette initiative est exemplaire.
300 000 « passeports verts » sont actuellement distribués, en français mais aussi en anglais. Sage précaution étant donné le caractère cosmopolite du tourisme dans ces contrées à la faune et à la flore si précieuses.... Lire la suite →
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