Crash en Ukraine : les compagnies françaises ne survolaient déjà plus le sud de l'Ukraine

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Photo d'illustration.
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Manifestement, Frédéric Cuvillier, secrétaire d'État aux Transports, n'était pas informé des routes suivies par les compagnies aériennes quand, peu après le drame du vol de Malaysia Airlines, il s'est empressé de demander aux transporteurs dans un communiqué "d'éviter d'emprunter l'espace aérien ukrainien tant que les raisons de cette catastrophe ne seront pas clarifiées". En effet, depuis le mois d'avril dernier, l'European Aviation Safety Agency (EASA) - l'agence européenne de la sécurité aérienne - avait envoyé une recommandation d'urgence aux directions de l'aviation civile des pays membres, demandant de contourner l'espace aérien de la Crimée. Il s'agissait plus particulièrement de la région d'information de vol (Fir) contrôlée par le centre de Simféropol. En effet, Russie et Ukraine se disputent la gestion de cet espace aérien. Les vols ne pouvaient bénéficier de la sécurité anti-collision si deux organismes de contrôle donnent des instructions différentes, et peut-être contradictoires, aux pilotes. Outre l'enjeu de la souveraineté nationale, une question financière intervient car les juteuses redevances de route sont reversées aux pays survolés par les compagnies aériennes. Kiev toujours desservie À Air France, cette fermeture d'espace aérien il y a trois mois n'avait pas amené de perturbation majeure. Les vols vers l'Asie empruntent une route aérienne au sud de la Crimée et du carburant supplémentaire est...

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