Crash EgyptAir : en attendant les boîtes noires, ce que l'on sait déjà

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Au Caire, les proches des passagers du vol MS804 le 19 mai 2016 plongés dans l'angoisse puis le désespoir.
Au Caire, les proches des passagers du vol MS804 le 19 mai 2016 plongés dans l'angoisse puis le désespoir.

Aucun appel n'a été émis

L'Airbus A320 d'EgyptAir gît au fond de la mer Égée. C'est une des rares certitudes de cet accident survenu la nuit dernière. Il est maintenant confirmé que l'équipage n'a pas lancé d'appel de détresse par radio ou en activant la balise ELT. Les militaires égyptiens et grecs confirment qu'aucun appel n'a été lancé, contrairement à une déclaration de la compagnie aérienne, qui n'était d'ailleurs pas en mesure d'en décrire le contenu. Cette absence de réaction trois minutes après le dernier contact radio avec le centre de contrôle gérant l'espace aérien grec montre la brutalité de l'événement qui a provoqué la disparition de l'avion.

Une perte de contrôle

Ensuite, la perte d'altitude telle qu'elle apparaît sur les relevés radars, de 22 000 pieds (7 000 mètres) en peu de temps, montre que l'appareil n'était alors plus contrôlé par les pilotes. Des conclusions pourront être tirées de la concentration ou de la dispersion des débris retrouvés à la surface de la mer. Dans le premier cas, l'avion est resté à peu près intègre. Dans l'autre cas, il aura explosé en vol. Pourquoi ? Des indices, comme des tôles déformées, permettront d'avancer sur l'explosion et peut-être même sur la nature de l'explosif. L'enquête au sol permettra peut-être de découvrir des lacunes dans la chaîne de sûreté à Paris, au Caire ou ailleurs lors des escales fréquentées par...

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